‹ M. LafleurChapitre 6 sur 22 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LAFLEUR, seul.

C'est une excellente créature, que Colombe, et je suis enchanté de la retrouver... avec une place. Enlin, je vais donc jouir des avantages de Ja domesticité!., paisible existence!., loisirs pleins de charmes ! .

AiB (les Comédiens.

Tour ètreheureux dans cemondeon s'applique A rechercher un étal à son gré, Moi qui voulais lo bonheur domestique C'est en 1' dev'nant que je l'ai rencontré. Si les bourgeois, d' la fortune ont la chance, Du mauvais sort ils subissent les coui)s, Nous travaillons pour eux, mais, à l'avance, Il faut d'abord qu ils travaillent pour nou;.

Dès le matin, le tambour les éveille.

Il faut partir avec son fourniment, Et puis, la nuit, c'est le maître qui veille Quand l'domestiqu' ronfle voluptueus'ment. Vu noire élat, on nous r'fus' la guérite, Le droit flatteur de patrouiller... Eh bien, J'ose en convenir, moi, je me félicite D'être privé de mes droits d' citoyen.

Nous n' craignons pas, comme craignent les

(maîtres.

Les percepteurs, les huissiers, les voleurs, Nous n' craignons pas l'impôt des port's et f-

(nêtres, Et nos maisons n'ont pas de non-valeurs. Nous partageons avec eux leur campagne, L' parfum des fleurs et l'ombre des tilleuls. Nous partageons leur voitur', leur Champagne, Je n' vois qu' les frais qui sont pour eux tout

(seuls.

Pour eux travaux, ennuis, charges publiques. Pour nous repos, bonne table el vin frais. Qu'ils nous appcl'nt, après ça, domestiques. Moi, j' les appell' nos très humbles valets.

On vient, c'est le patron, attention!

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