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Mais l'histoire ne me ditelle pas que ce sont Sir Robert Peel et le duc de Wellington qui ont, en dernier lieu, pu vainere les répngnances du roi ei faire triomipher la grande mesure qui réhabilitait les millions de catholiques de l'emjure.
M. Laurier qui a tant d'adimiration pour Macaulay qui vote Pabolttion du système électoral en vertu duquel ii tient un mandat, ne trouve til pas beau l'acte de Sir Robert Peel, s'exposant avec courage au sacrifica de l'honorabie position de chef politique d'un grand nombre d'hommes puissants, pour faire adopter, avec le généreux concours de quelques anis fidèles, une loi qui accorde justice à des millions de ses concitoyens ? |
Le grand obstacle au succès de la mesure avait été le roi et May dit à ce sujet, à la page 119 du premier volume de son histoire constitu tionnelle : « Cette concession aux catholiques,—que les hommes les plus distingués de tous les partis supportèrent—uvait déjà été retardée pendant trente ans par l'influence de la couronne.»
En effet, dès 1812, le gouvernement ‘oryde Lord Liverpool, qui vécut treize ans, faisait de l'émancipation des catholiques une question ouverte.
M. Caaning, l'un des membres les plus illustres de cette administration, était partisan de la mesure qüe ses successeurs le duc de Wellington et Sir Robert Peel faisaient triompher de l'opposition du roi en 1829.
Ainsi les faits nous disent que sur cette question les principaux hommes des deux partis que M. Laurier appelle libéraux et conservateurs, se sont réunis pour faire justice aux catholiques.
Le première grande réforme électorale en Angleterre, en 1832, est plutôt, je le sais, l'œuvre du parti whig. De mème que pour les adversaires de l'émancipation des catholiques, je ne reconnais pas comme semblables et identiques au parti °onservateur canadien ceux qui ont utté jusqu'à la fin contre cette réforme. C’était l'opposition d'une puissante aristocratie, des possesseurs du sol, qui prévoyaient avec l'adoption de cette mesure la diminution de leur influence. Le roi Guillaume IV eut bien d'abord quelques hésitations, mais il acquiesca en définitive avec assez bonne grâce à la proposition de ses ministres. La mesure renconta la plis énergique opposition à la Chambre des Lords, mais, comme dirait M. Laurier, la soupape de sureté fut levée et la réforme électorale triompha. Cette soupape de suseté se tronva dans la prérogative de la création des pairs de l'empire,
Cette prérogative a été incontes tablement, dans l’origine, insti. tuéeet reconnue dans le but de consolider l'autorité ruyale, en l’entourant d'appuis fidèles qui particineraient de sa splendeur en jouissant de ses jibérales faveurs. Qui aurait cru alors qu'avec le développement des droits populaires, elle deviendrait la sauvegarde des libertés publiques ! Qui n'admire l’étonnante fécondité de ce beau principe de la responsabilité ministérielle !
Mais depuis l’époque que May assigne comme eelle de la naissance du véritable conservatisme anglais, quelle a été l'attitude des deux partis sur cette question de la réforme électorale ? N’ont-ils pas tous deux rivalisé d’ardeur pour la développer et l'accroitre, lorsque les circonstances lui étaient favorables et que le sentiment populaire semblait souhaiter une mesure encore plus libérale? La loi de 1832 n'avait été que le premier pas. Cet important sujet à continuer d'occuper l'opinion publique avec plus ou moins d'intérêt jusqu'en 1866, année où M. Disraëli, l'illustre chef du parti conservateur anglais, faisait voter par le parlement un second Bill de réforme qui créait plusieurs millions de nouveaux électeurs.
Comme dans le cas de l'émancipation des catholiques, l'h'stoire me dit donc que M. Laurier n’a pas repr’senté les faits sous leur véri. table couleur, en attribuant tout le mérite de la réforme électoral: au parti qu'il appelle libéral, pour se donner l’occasion d'avancer que celui qu'il défend au Canada lui est identique.
Reste les lois sur les céréales. M. Laurier doit admettre que c’est plutôt une question économique qu’une œuestion de principes organiques des partis politiques.
Il est certain que dans ce mémorable débat, il n’y a pas eu que la lutte entre deux charmes capricieux, celui de l'habitude et celui de da nouveauté. Encore une fois, d'énormes intérêts étaient en jeu. Le nouveau principe du libre-échange livrait un combat suprême à la protection commerciale, Une année de mauvaise récolte précipita la crise, La voix du peuple qui demandait du pain, secondée par les vastes intérêts manufacturiers de l'empire qui favorisaient la liberté ecnmerciale pour trouver des marchés dans tout l'univers, triompha soudainement de tous les obstacles.
Mais l’histoire encore sous les yeux, je constate que c’est Sir Robert Peel qui, toujours mû par le plus pur désir de servir le peuple, sût se montrer digne du nom d’homane d'état, en modifiant ses opinions suivant l'impérieuse nécessité des temps, et en demandant à un groupe de fidèles amis, comme dans le cas de l'émancipation des catholiques,
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