‹ M. Littré et le positivismeChapitre 17 sur 55 · ileviie de philo sophie[ positive, mars-avril · texte numérisé non relu

ileviie de philo sophie[ positive, mars-avril

entreprises lui paraissait un des principaux soucis de la politique présente; il s'effrayait du triomphe possible de leurs doctrines et les élalait non sans âpreté. Mais, pour lui, la question n'était pas une question de doctrine, c'était une question d'équité. Pour écarter le péril de ce triomphe redouté, deux systèmes étaient en présence : l'un, le préventif, procède par des lois d'exception qui frappent d'interdit telles ou telles associations, tel ou tel enseignement ; l'autre, le répressif, n'ayant recours à aucune arme particulière, réprime quand il y a lieu, mais s'en rapporte pour la défense des plus chers intérêts nationaux à l'ensemble des institutions laïques vigoureuse^ ment soutenu et développé K C'est de ce point de vue que M. Littré juge ce grand débat et résout la question avec une singulière fermeté de principes. 11 se déclare, en tout état de choses, l'adversaire du système préventif et des mesures d'exception ; dans le cas particulier qui se présente et qui est relatif à la liberté d'enseignement, il les juge inutiles et nuisibles et il en

Page 1