Auguste C4onUe et la P/f ilosophie positive, p
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être, que Comte appelle aussi la trinitc positive, en opposition avec la trinilé chrélienne. — On comprend la théologie parlant au nom des révélations. Ici qu'avons-nous? demandait M. Litlré. Une fiction? iMais une fiction volontaire n'est Tobjet d'aucune croyance, au sens sérieux de ce mot. Une réédité? Mais qui voudra croire que la terre ait eu des volontés et de bonnes intentions pour le futur genre humain, et régler d'après cela son adoralion et sa conduite? D'ailleurs, Augusîe Comte confesse ouvertement, à ce mornent de sa vie, que l'esprit humain ne peut se passer de croire 5 des volontés indépendantes qui interviennent dans les événements du monde. Mais alors jamais n'a élé fait aveu plus inorlel à la philosophie posilive. Elle repose, en effet, tout entière sur cette donnée, que l'esprit humain n'est nécessairement ni théologien ni métaphysicien, et qu'il ne l'est que transitoirement. Si maintenant on vient nous dire qu'il l'est nécessairement, eh bien ! qu'on le proclame et qu'on retourne à l'état théologique antérieur, mais qu'on n'espère pas que de chétives conceptions entrent sérieusement en compétition avec la théologie éfnanée
des profondeurs de Tliisfoire et consacrée par la grandeur séculaire des institutions et des services ^
Sur tous ces poinis de la synthèse politique, sociale et religieuse, M. Littié, non sans déchirements, non sans peine secrète, prend son parti. (( J'aurais vivement souhaité qu'il en fût autrement. Disciple de la première partie du syslème, j'étais tout disposé à l'être de la seconde, de la même façon, c'est-à-dire par cet ascendant irrésistible que porte avec soi la vérité démontrée. L'ascendant fit défaut; et il fallut me séparer de conceptions qui pour moi n'avaient plus de raison d'être. De la sorte, maintenant avec fermeté la philosophie positive qui est la base, j'ai avec non moins de fermeté rejeté, pour une grande part, la politique positive que M. Comle a voulu en déduire. » Il prétend qu'au fond il n'a pas eu à scinder l'œuvre de M. Comle, qui reste intacte et enlière; il n'a eu qu'à en retrancher des conséquences et des applications impropres. Mais il a eu, et cela a élé douloureux, à scinder M. Comte lui-même, c'est-à-dire à montrer qu'il a été infi-