LA FILLE IRMA
La scène représente deux larges fenêtres à Tentresol d'une maison ; Vune est fermée aux volets^ l'autre est ouverte. A cette dernière, Lhommh en bras de chemise cause avec sa femme. C'est le soir ; un réverbère^ dont on voit le haut, est allumé.
M. LHOMME. — Fait bon, ce soir. (Silence.) .M'"^ LHOMME. — Oui... fait boii. {Silence.)
M. LHOMME. — Je crois que j'ai eu tort de manger des radis à dîner, ils me reviennent comme des souvenirs d'enfance.
M™*' LHOMME, câline. — Quel effet ça te fait-il ?
M. LHOMME. — Les radis ? ça me
M"''' LHOMME. — Non. Cette soirée ! Ça ne te rappelle pas d'autres soirées...? Tu sais, quand nous sommes allés au bois de Meudon, après notre noce.
M. LHOMME. — Ne me rappelle pas ces choseslà après dîner...
M""® LHOMME, de plus en plus émue. — Voyons, Lhomme, si on essayait de retrouver cette impression ?
A LA FENETRE
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Vous devriez respecter votre femme assez pour ne pas lui parler de cette créature.
M. LHOMME. — Je te répète que le médecin s'y oppose.
M'"*^ LHOMME. — Ah! tu ii'es pas gentil... toi que j'ai connu si sentimental ! [Un chanteur invisible accorde sa guitare.)
M. LHOMME. — Bon, eucorc des mendiants.
M'"*' LHOMME. — C'est gentil ; on se croirait à Venise. Je vais chercher des sous.