‹ M. Pasteur et la rage, Exposé de la méthode Pasteur - fréquence de la rage - insuccès du nouveau traitement - la rage du chien et du loup - statistiques complètes, etcChapitre 26 sur 104 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous craindrions de fatiguer nos lecteurs en prolongeant plus longuement notre incursion dans le domaine vétérinaire. Nous avons simplement voulu démontrer que les symptômes de la rage sont complexes.^ mal définis et qu'il

est hnpos&ible^ même à iin vétérinaire exercé, de reconnaître cette maladiepar unseul examen.

Les signes fournis par l'autopsie sont absolument nuls. Sans doute on trouve chez le chien mort de la rage de la congestion des méninges et des poumons, mais il n'existe aucune lésion caractéristique.

Les vétérinaires admettent généralement que, lorsqu'on trouve de l'herbe, de la paille ou des fragments de bois dans l'estomac d'un chien on doit le considérer comme enragé. Dans beaucoup de cas, les médecins vétérinaires déclarent enragés les chiens accusés de morsures, alors mèm.e que V existence de la rage n'est pas absolument déynontrée. En cela je m'empresse de déclarer qu'ils ont parfaitement raison. En premier lieu, tous les honorables vétérinaires qui existent dans nos campagnes n'ont pas le talent des cliniciens de l'Ecole d'Alfort ; d'un autre côté, j'aime mieux voir mourir un chien injustement que d'exposer des individus à la rage, alors même que celle-ci est problématique.

Le vétérinaire qui fait abattre un chien seule' ment soupçonné de rage ne fait donc que son devoir. Il met sa responsabilité à l'abri, protège la vie des citoyens et débarrasse sa commune d'un animal qui, s'il n'est pas enragé, s'est tout

au moins rendu coupable de morsures plus ou moins graves.

Je persiste donc à croire que les 3,000 individus qui ont suivi le traitement Pasteur n'avaient pas tous été mordus par des chiens atteints de la rage.

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