LA RAGE
E. Ces expériences ont encore montré un fait -très important, c'est que, par ce procédé rapide, les moelles plus faibles n'otfrent plus avec la même certitude, l'immunité contre les plus fortes. Sur une série de chiens et de lapins, qui ont servi de témoins pour les expériences dont il est question à la lettre D., et chez lesquels on a appliqué le procédé rapide sans infection préalable, la plupart sont morts de la rage.
« F. Des animaux qui ont subi le traitement préventif après l'infectioji sous-cutanée avec la rage des rues, sont aussi presque tous morts de la rage, même lorsque la période d'incubation était de 34 jours.
« Il résulte de ces expériences, dit M, von Frisch, que la méthode de M. Pasteur, tendant à rendre les animaux réfractaires à la rage, nécessite encore beaucoup de recherches et d'expériences avant qu'on puisse prétendre qu'elle est sûre et certaine. En attendant, il n'existe pas de hase scientifique suffisante pour l'institution, chez l'homme, d'un traitement préventif de la rage après morsure ; en outre, il est possible de supposer que,/)ar le tt^aitement préventif \m-mème, ou tout au moins par le procédé rapide préconisé par M. Pasteur, on pourrait transmettre