V -^ teurs MM. Joubert et Ghamberland. Que se
'^'*^'^ passait-il donc dans le corps des coules pour qu'elles pussent résister ainsi à des inoculations dont une quantité infiniment plus petite suffisait à tuer des bœufs ? Ils reconnurent, dans une série d'expériences, que le microbe du charbon ne se cuhive pas quand il est soumis à une "■^T!^: température de 44 degrés centigrades. ,.Qiu^la*7*- L \ L%. température des oiseaux étant entre 41 ^^ 42^ 7 V.n[^ degrés, ne peut-il pas se faire, se dit M. Pasteur,
que les poules soient à l'abri du^charbon, parce * > que leur sang est à une température trop élevée, peu distante de celle à laquelle le virus charbonneux ne se cultive plus ? La résistance vitale des poules ne serait-elle pas capable de com- ^ (JO penser largement le faible écart qui existe entre .1 it 41, 42 degrés et 44, 46 degrés ? Car il faut tou- ^^ \-' jours compter sur la résistance de tous les êtres ^ ( • /f i à la maladie et à la mort. Certes, la vie d'un *' ' parasite dans le corps d'un animal ne saurait
être aussi facile que dans un milieu de culture, enfermé dans un vase de verre. Si le microbe ^ inoculé est aérobie, il ne peut se cultiver dans ^
A .^rr v^ . V. .
le sang qu'en enlevant de Toxygène aux globules qui le retiennent avec une certaine force pour leur propre vie. Rien n'était plus légitime que de supposer aux globules du sang des poules une avidité d'oxygène telle ^u^k? filaments du parasite charbonneux en fussent privés et que leur multiplication fût impossible. Cette idée pre'conçue conduisit M. Pasteur et ses collaborateurs à de nouvelles recherches. « Si Ton £%^ refroidissait, se dirent-ils, le sang d'une poule^ . • -) le parasite charbonneux ne pourrait-il pas vivre 4|^^ ^ dans ce sang? »
Uessai fut tenté, on prit une poule et on l'obligea à rester les pattes dans l'eau, après l'avoir inoculée avec du sang charbonneux. L'eau était à 25 degrés. La température du sang de la poule ^/ descendit entre 07 et 38 degrés. Au bout de quarante-huit heures, la poule était morte et tout 3 ^ * son sang était rempli par la bactéridie charbon- n m^ neuse.
Mais s'il était possible de rendre une poule charbonneuse par le fait seul d'un refroidissement, ne pourrait-on pas, demanda ^L Pasteur, guérir une poule inoculée et maintenue dans l'eau, en la réchauffant à temps ? Une poule fut inoculée, soumise comme la première au traite-
ment de Peau et, au moment où il était facile de constater qu'elle subissait les ravages du charbon, on la retira de Peau, on l'enveloppa soigneusement dans du coton, et on la plaça dans une étuve à 35 degrés. Peu à peu ses forces revinrent, elle se secoua, elle se remit; au bout de quelques heures, elle était en pleine santé. ' , Le microbe était résorbé, il avait disparu. Des ' \\ * poules sacrifiées, après avoir été ainsi sauvées, , ♦v\V n'offraient plus la moindre trace de bactéridies ^^ charbonneuses.
Combien de tels faits jettent de jour sur les 9 phénomènes de la vie dans leurs rapports avec n les actions physiques extérieures et quelles puisf ' santés inductions on peut en tirer pour la grande influence des milieux et des conditions extérieures sur la vie et le développement de la viru- ,1 lence des microbes! On a beaucoup discuta en I Allemagne et en France sur le mode de traitement de la fièvre typhoïde qui consiste à refroidir par des bains souvent répétés le corps des malades. Les bons effets de cette médication peuvent se comprendre, si on les rapproche de l'expérience célèbre de la poule. Dans la fièvre typhoïde, le froid arrêterait le mouvement de fermentation que l'on peut regarJer à la fois
comme Texpression etla cause du mal, ainsi que, par un effet inverse, la chaleur du corps arrête, chez la poule, le développement du microbe charbonneux.
Mais si les poules sont naturellement rcfractaires au charbon, il est une maladie désastreuse qui s'abat sur elles et que l'on désigne vulgairement sous le nom de choléra des poules.
(( L'animal, écrivait AL Pasteur, au moment où, après avoir terminé ses études de charbon et de septicémie, il avait transformé toute une partie de son laboratoire en un vaste poulailler de poules cholériques, Tanimal en proie à cette affection, est sans force, chancelant, les ailes tombantes. Les plumes du corps soulevées lui donnent la forme en boule. Une somnolence invincible Taccable. Si on Toblige à ouvrir les yeux, il paraît sortir d'un profond sommeil. Bientôt les paupières se referment, et le plus
souvent la mort arrive, sans que l'animal ait changé de place, après une muette agonie. C'est à peine si parfois il agite les ailes pendant quelques secondes. »
• L'autopsie révèle des désordres intérieurs considérables. Ici encore la maladie est produite par
^jj ^un organisme microscopique. Un vétérinaire de
la haute Alsace, M. Moritz, fut le premier qui soupçonna la présence du microbe; un vétérinaire de Turin, M. Peroncito, le figura en 1878; un professeur à Tccole vétérinaire de Toulouse, M. Toussaint, le constata à son tour en 1879, et envoya à M. Pasteur la tête d'un coq mort du choléra. Mais, si habiles qu'ils -fussent, ces observateurs n'avaient pas tranché la question du parasitisme dans cette maladie. Aucun d'eux
/J^- — -^^ n'avait trouvé un milieu de culture pour le parasite et ne Favait cultivé en cultures successives. Or; pour démontrer que la virulence est attachée exclusivement au parasite, il n'y a pas d'autre méthode à suivre. Il est absolument indispensable, dans Tètude des maladies parasitaires microscopiques, de chercher à se procurer un liquide où l'organisme infectieux puisse se cultiver facilement sans mélange possible avec d'autres organismes d'espèces diffe'rentes.
Le bouillon de muscles de poule, neutralisé par la potasse et rendu ste'rile par une température de 1 10 à 1 15 degre's, se montra merveilleu--|r| sèment approprié à la vie du microbe du choléra des poules. La facilité de multiplication de l'organisme microscopique dans ce milieu de culture tient même du prodige. En quelques heures, le bouillon le plus limpide commence de se troubler et se trouve rempli d'une multitude infinie de petits articles d'une extrême ténuité, légèrement étranglés à leur milieu et qu'à première vue on prendrait pour des points isolés. Ces articles n'ont pas de mouvement propre. Les jours suivants, ces êtres se changent en une multitude de points si diminués de volume que le liquide, qui avait été troublé au point de devenir en quelque sorte laiteux, retrouve presque toute sa limpidité J j primitive. Le microbe dont il s'agit fait ccrtainenement partie d'un tout autre groupe que celui des vibrions. On le range dans un genre appelé des microcoques. C'est dans un groupe de cette nature, disait un jour M. Pasteur, que viendront probablement se placer, lorsqu'on aura réussi à les cultiver, les microbes des virus qui sont encore inconnus.
AL Pasteur essaya, pour cultiver le microbe
du choléra des poules, un des milieux de culture qu'il avait utilisé avec le plus de succès, reau de levure, c'est-à-dire une décoction 4e levure de bière dans de Peau, amenée par la filtration à un état limpide, puis rendue stérile par une température supérieure à loo degrés. Les organismes microscopiques les plus divers s'accommodent de la nourriture que leur offre ce liquide, surtout s'il a été neutralisé. Vient-on, par exemple, à y semer la bactéridie charbonneuse, elle y prend en quelques heures un développement surprenant. Or, circonstance bien particulière, ce milieu de culture est tout à fait impropre à la vie du microbe du choléra des poules. Non seulement il ne s'y développe pas, mais il y périt même promptement, en moins de quarante-huit heures. Ne peut-on rapprocher ce fait si singulier de ce que Ton observe quand un organisme microscopique se montre inoffensif pour une espèce animale à laquelle on Tinocule? Il est inoffensif parce qu'il ne se développe pas dans le corps de ranimai ou que son développement s'arrête et ne saurait atteindre les organes essentiels à la vie.
Seul le bouillon de muscles de poule est le
vrai milieu qui convient au microbe du choléra des poules. Il suffit d'un centième, d'un millième de goutte de ce bouillon inoculé à une poule pour provoquer en ell^ la maladie et la mort. Mais voici une particularité étrange. L^inoculation de ce petit parasite à des cobayes, autrement dit des cochons d'Inde, ne les tue presque jamais. Chez les cobayes qui sont déjà d^un certain âge, on n'observe le plus souvent qu'une lésion locale au point d'inoculation, lésion qui se termine par un abcès plus ou moins proéminent. Après s'être ouvert spontanément, Tabcès se referme et guérit, sans que l'animal ait cessé de manger et d'avoir toutes les apparences de la santé. Ces abcès ont parfois une durée de plusieurs semaines. Ils sont entourés d'une membrane pyogénique et remplis d'un pus crémeux, où le microbe fourmille à côté des globules de pus. C'est la vie du microbe inoculé sous la peau qui fait l'abcès. L'abcès, avec la membrane qui l'enferme, devient pour le petit organisme comme un vase fermé où il est facile d'aller le puiser, même sans sacrifier le cobaye. L'organisme s'y conserve, mêlé au pus, dans un grand état de pureté et, bien que localisé, sa virulence est
28o HISTOIRE D UN SAVANT.
extrême, aussi grande que dans le millième de goutte prise dans le bouillon de poule. Si on inocule à des poules un peu du contenu de Tabcès, ces poule^ meurent rapidement, tandis que le cochon d'Inde qui a fourni le virus se guérit sans la moindre souffrance. Curieux spectacle que celui de cette évolution locale d'un organisme microscopique très virulent, qui ne provoque ni désordres intérieurs, ni la mort de ranimai sur lequel il vit et se multiplie et qui est toujours prêt néanmoins à porter la mort chez d'autres espèces auxquelles on Finocule. Des poules et des lapins qui vivraient en compagnie de cobayes porteurs de tels abcès pourraient tout à coup tomber malades et périr, sans que la santé des cochons d'Inde parût le moins du monde altérée. Il suffirait, pour qu'un tel fait se produisît, que les abcès des cochons d'Inde, venant à s'ouvrir, répandissent un peu de leur contenu sur les aliments des poules et des lapins. Un observateur, témoin de pareilles morts sans cause apparente et ignorant une si étrange filiation, serait^ certes, tenté de croire à la spontanéité du mal. Il serait à cent lieues de supposer que le mal a pris son origine dans les cochons d'Inde, tous en bonne santé. Dans
l'histoire des contagions, que de mystères recevront peut-être un jour des solutions plus simples encore que celle-là!
Si Ton dépose sur du pain ou sur de la viande, que Ton se réserve de donner à des poules, quelques gouttes d'une culture de ce microbe, le mal pénètre par le canal intestinal. Là, le petit organisme microscopique se cultive en une si grande abondance que les excréments des poules ainsi - ^ infectées font périr les individus auxquels on les ..^....^. v, inocule. Il est dès lors aisé de se rendre compte du mode de propagation dans les basses-cours de cette très grave maladie, qui dépeuple parfois tous les poulaillers d'un pays. Le seul moyen d'arrêter la contagion serait d'isoler pour quelques jours seulement les poules et les poulets, d'éloigner le fumier, de laver la basse-cour à grande eau, surtout à l'eau acidulée avec un peu d'acide sulfurique ou à l'eau phéniquée à 2 grammes d'acide par litre. Ces liquides détruisent facilement le microbe ou tout au moins suspendent son développement. Toutes causes de contagion disparaîtraient ainsi ^ parce que, durant l'isolement, les animaux déjà atteints mourraient. L'action de la maladie, en effet, est ,— — ^^ extrêmement rapide.
La culture répétée du microbe infectieux dans du bouillon de poule, en passant toujours d'une culture à la suivante par l'ensemencement d'une quantité pour ainsi dire infiniment petite, — telle que peut en contenir, par exemple, la pointe d'une aiguille simplement plongée dans la culture, — n'affaiblit pas sensiblement la virulence de l'organisme microscopique. Sa multiplication à l'intérieur du corps des gallinacés est tout aussi facile qu'avec la première culture. Enfin, quel que soit le nombre des cultures successives du microbe dans le bouillon de poule, la dernière culture est encore très virulente. C'est la preuve que ce microbe est l'auteur de la maladie, preuve absolument du même ordre que celle qui avait déjà servi à M. Pasteur pour établir que le charbon et la septicémie sont produits par des microbes spécifiques.
Ainsi que le bacille du charbon, le microbe du choléra des poules est un être aérobie. Il se cultive au contact de l'air ou dans des liquides aérés. Toutefois, et même à ce titre d'être aérobie, il diffère essentiellement à certains égards du parasite charbonneux. Si l'on enferme, à l'abri de l'air, du sang charbonneux, rempli de petits filaments du parasite, — par exemple, si
Ton ferme à ses deux extrémités un tube rempli de ce sang, — en quelques jours seulement, huit ou dix au plus, beaucoup moins encore pendant les chaleurs de Pété, le parasite disparaît ou plutôt se réduit en fines granulations amorphes et le sang perd toute sa virulence. Si l'on emploie le même système de fermeture pour du sang de poule chargé du nouveau microbe, ce microbe^ au contraire, se conservera avec sa virulence pendant des semaines, des mois, des années. M. Pasteur a pu conserver pendant trois années des tubes fermés ainsi, dans lesquels il suffisait de prendre une goutte de sang qu'on mettait ensuite en culture dans du bouillon de poule pour provoquer, chez les oiseaux de basse-cour, le choléra. Et non seulement le microbe se conserve ainsi dans le sang contenu dans un tube, mais il en est de même des cultures en bouillon de poule, mises en tubes que Ton ferme ensuite à la flamme d'une lampe.
Lorsque de tels tubes perdent à la longue leur virulence, c'est que la vitalité' du microbe s'est éteinte. Au moment où l'on s'aperçoit que le contenu des tubes n'est plus virulent, le contenu des tubes est mort. Inutile alors d'essayer des cultures, le microbe ne peut plus être régénéré.
Voici donc une troisième maladie virulente, également produite par un organisme microscopique. Les caractères de la maladie du choléra des poules sont fort différents des caractères de la maladie du charbon et de la septicémie aiguë, et ces trois microbes ne se ressemblent nullement entre eux. Mais, en remontant dans les études de M. Pasteur, est-ce que la maladie des vers à soie^ appelée la pébrine, la flacherie même, ne sont pas, elles aussi, des maladies virulentes ? Ainsi, dans tant de choses, à travers tant d'études, tout se tient et s'enchaîne. Chaque découverte de M. Pasteur est liée à celles qui précèdent et elle est la vérification rigoureuse, par la méthode expérimentale, d'une idée préconçue.
« On ne fait rien, disait-il un jour, sans idées préconçues; il faut avoir seulement la sagesse de ne croire à leurs déductions qu'autant que l'expérience les confirme. Les idées préconçues, soumises au contrôle sévère de Texpérimentation sont la flamme vivifiante des sciences d'observation; les idées fixes en sont le danger. Vous rappelez-vous la belle phrase de Bossuet ? (( Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles
soient. » S'engager dans un chemin et s'arrêter à chaque instant pour se demander si on ne s'égare pas, voilà la vraie méthode.
Cest cette méthode qui Ta conduit, en 1880, à cette merveilleuse^ découverte de l'atténuation des virus. Ce que sont certains de ces virus, nous l'avons vu, nous allons voir ce qu'ils deviennent entre les mains de M. Pasteur.
LES VIRUS ATTENUES OU VACCI
Certes, parmi les fléaux cjui affligent Phu-^i^^ manite', il n'ert est pas de plus grands que les»* /, maladies virulentes. Rouî^eole, scarlatine, diph- ~térie, variole, syphilis, charbon, fièvre jaune, typhus "des 'camps, peste J^Ôrient, quelle terri b I e énumération! J'en passe, comme la morve, la lèpre et la rage. J^histoîre de ces maladies pré-*' sente des circonstances extraordinaires. La "plus étrange assurément est celle que de tout temps Ton a constatée chez un g rang nombre d'entre elles : l'absence de récidive. En rè^le générale, et malgré quelques rares exceptions, l'homme n'a qu'une fois la rougeole, la scarlatine, la
peste, la fièvre jaune. Quelle explication, même
J^,'^\V-ÏÏypothétique, donner d'un pareil fait: Il est
^^^^ J^|,ijueîque chose de plus surprenant encore. Com-
XJ^^L^^penTla vaccine, qui est elle-mcnie une maladie
-' >■- ^ V " virulente, m.ais béni<^ne, préserve-t-elle d^une
4^|j|i|^^aladie plus grave, la petite vérole ? Fut-il ja-
"■^T^TTTTT^mais une observation plus mystérieuse dans ses
* '^ ' "causes et dans ses origmes, observation unique
j^ïtt^.^dâns l'histoire de la médecine et qui, depuis près
-v^k* y A^^'un siècle, défie toute comparaison?
: vAnI».^^ 'Mais, se disait M. f^asteur songeant depuis
^^^^' longtemps à la découverte de Jeiiner, si toutes
f^iit^ les maladies virulentes ne récidivent pas, -pour-
^V^A-^ quoi ne trouverait-on pas, pour chacune d'elles,
^^Aj^0 ^^el maladies diff'érentes"ou de nature app^ro-
TrylSy r ¥^^ q^k^^^^sant sur^elles. ainsi que k vac-
W^fr^' cine adt sur' la variole^ auraient la vertu d'une
P»;^T'^ cin^ agit surîa variole, auraient la vertu d une ^#t**^ prophylaxie ? Un hasard, un de ces hasards qu: >M^M^^*^^ Vivent à ceux'qùi font tout pour les provo- ^titsd^ t« quer, permit h. xM. PasteurjTaccompJir çe^^ogrès et d'arriver à une découverte qui a été appelée à juste titre une des plus grandes découvertes du siècle.
"artificiel, et le faisant passerun nombre de fois
LES VIRUS ATTÉNaÉS OU VACCINS. iSg
assez grand pour qu'il soit impossible d'imaginer que la moindre trace de gouttelette virulente qui sert de point de de'part aux cultures ^ j^ \ existe encore dans le dernier ensemencement de \*» , façon à pouvoir intervenir dans la virulence de la culture, }A. Pasteur donnait d'une façon absolue la preuve que les microbes infectieux *^ "f^ '* i^
sont seuls les auteurs des maladies qui leur
h correspondent. Ce n'est pas seulement une •*'•—.
dizaine ou une vingtaine de cultures du chole'ra ^V? <-
des poules que l'on peut faire ainsi, mais cent, i'^ Aé^^
mais mille à la rigueur, et à la millième la viru- >• X/Smm
lence n'est ni e'teinte, ni même sensiblement af- ^ M 4^^"
I faîBîie. Toutefois, chose bien digne d'attention, f^^'^^*^*^
I ^^'^Q^^serv^tion de la virulence dans les cultuTQs^f^^jW!^
' successives n'existe que si Ton n'a pas laissé ^fc»^-^^"'^
dTntelrvalle entre les cultures. Il faut, par exem- ^
pie, ensemencer la deuxième culture vingt-qua-. ™' ,y
\ tre heures après la première, la troisième ^\ngx- ^J^^fif^^^ ^
I quatre heures après la seconde.,... la centièm^;^y»^^;^ii^fi
" vmgt-quatre heures après la quatre-vingt-dix-|^ /j^,^^^^
^ neuvième... Si on ne passe d'une culture à la - - -i . -^ suivante qu'après un intervalle de plusieurs
jours, de plusieurs semaines et surtout de plu- --^
sieurs mois, on s'aperçoit d'un grand change-. ..- ^ ment dans la virulence. Le changement, qui est
(M7éù^ pUà^4^m/ùê ÎL^,f>M^/^ ^UJÊi^i^t^ ^
^'-•*^^^5o HISTOIRE D UN SAVANT.
généralement variable avec la durée de Fintcr-
^ valle, s'accuse par un aiTaibirssement dans^la ^
•»^-^ ■•^ "puissaîice delà virulence. J
^^^k^l^ Si les cultures successives du ^choléra des «
/.Jy^^ poules, faitçs^ à^ijiteryalles très courts, ont une >^
^\^ virulence telle que dix poules, vingt poules ^
r .^<<^^^ ,f^;g^'^[^'g^érissent dans Fintervalle de vm^- j
ç^dfk oij,4g quarante-huit heures, une culture S^
"uiaurd' attendu trois mois, par exemple, dans
\ JM^m é^9t^èn^con de culture, dont rouverture est proll^ ^V ^^^^"^ ï^âr^ne bourre de coton, — ce qui em- ,jg^ ^>J^^ pgj:he rintroduction de tout germe étranger et j
^^ ♦ '*^ ne laisse péiiétre^^que de l'air toujours pur, — J J^*^*^^* cette culture,Tnoculée à vingt poules, poufrâle^ %Vk|i^/^ rendre toutes'plus ou moins malades, sans^roim
'fiif^^r--^voquer1ïïlnôrl''chez aucune Scelles. Elles se ré-T
tablissent après quelques jours de tievrc^ de^
. /^' •' tristcss^e et de manque d'appétit. Mais si ce phé-^
*^^j^l-i*î:i noniène est extraordinaire, voici qui est bicn^ ^Uv;^*«tri autrement singulier. Si. après la guérison^deV [%' mr ^ l\ CCS vingt poules, on les réinocule avec un viriis^i >U^«rte- très virulent, celui, par exemple, dont il étaitti
question tout àTheure, capable de tuer vingt jH«y poules sur vingt, en vingt-quatre ou qual-anF
^^^/^^^^miniêurêr, ces poules seront peut-être quelque l^^^^^-^-- p^iïmalades, mais elles ne peYiront pas. L,a con-
ue^
^fv^"^.. -*»**^