ADRESSE AUX UNIVERSITKS ALLEMANDES
lierez au monde un peuple catholique, une science catlioliquo. I^a France vous suivia dans la vie connue elle vous a suivis dans la uioit. La science et la foi s'euïbrasseront. En face des grandes choses qui vous attendent pour éclater, vous no serez pas retenus, messieurs, par une contrainte indigne de vous, la contrainte de l'habitude, du préjugé, du ])arti pris. Mandataires de l'Europe, réfléchissez devant Dieu dans la liberté de vos âmes. L'Église ^ous attend. Elle porte, depuis la catastrophe qui vous a séparés d'elle, le deuil éternel des mères. Elle répète sur vous les paroles du prophète-roi sur son fils perdu : « Absalon, fili mi, fili mi, Absalon ! » Ezéchiel était en présence d'ossements brisés et glacés, quand il entendit celttî parole : « Souffle sur eux, fils de l'homme ; souffle et prophétise. » Il souffla, la vie revint et les morts se levèrent. Votre science est un monceau de ruines gigantesques qui demanilent la vie, le souffle de l'Esprit-Saint. \oiis changerez en cathédrale le caveau sépulcral où dorment les froides dépouilles de vos aïeux. Écoutez-les. Ils vous tliseiit de leur grande voix c[ue la science et la foi veulent se réunir, que l'avenir du monde est à celte condition, (pie par vous le \ix* siècle doit racheter les crimes du xvi", que les petits-fils de ceux qui s'égarèrent ont une œuvre à accomplir, digne de leur génie et digne de leur courage.
Schelling est mort, Uégel est ujort, l'Allemagne