‹ M. Serigna; ou, La fleur des apothicaires, parade en un acte et en prose, mêlée de vaudevilles. Par les auteurs de Cri-cri et M.T.***Chapitre 3 sur 15 · A N 0 D IV · texte numérisé non relu

A N 0 D IV

Comment ! tu ne coanoià pas cela ? ( Otant ses lunettes , et aa/is l'enthousiasme ) :

Air : Femmes , i>oulez-i>ous éprou,'er l Les vt'g'clniix , les inint'raux , Tour-â-tour s'offrent à ma vue , Et des plus rares animnux Je fais SiM îiuuueiit la revue.

Quel subliiiie étal «[ue le mien !

Que de jl;ii ir> il me proc.ue !

Pour l'Apothiciiire il n'est rien , llien de raché d-.ms lu nature (bis).

Seringa.

Ah ça ^ moi , de quoi rùt;ne suis-jeî.... du vege'tal l Anodin.

Non j animal.

Les Précédens , SAINT-FIRMIN.

St.-FiRMIN , à la croisée du cù!é de la rue opposé à la

boutique de M. Anodin.

Anodin cl Seringa ! Ecoulons et profilons.

Seringa.

Plus j'y pense , et plus je nous Llicile d'élrc venus nous établir ici.

■ An g d i n.

Nous périssions ruo Tailbout , à cause du voisinage de ce maudit DrOj^uin,

Seringa.

Dont l'elèvc , ce «nanvais sujet de St.-Firmin , s'avisoit d'eu conter à Mllo. Céksiiic.

Anodin.

Et (£ui de plus j nous enlevoit toutes nos pratiques. Air : Celte beauté pleine d attraits ! Oui , ce malencontreux vuisjn Nous a fait plus d'une incartade :

Grâce à lui , tu sais qu'à la fin Il ne nous resioit qu'un malade.

F.ucor n'en suis-jc pas payé- Va tantôt chez, lui , je te prie :

Il ne peut avoir oublié Qu'il nous doit une pleurésie.

Seringa.

Il nous doit aussi une gouiti-.

Anodin.

■ Ah ! ah ! csl-cc qu'il n'a pas \>-<yé la goutte l S E R I N G- A,

Je ne crois pas.

Anodin.

Allous , allons , mets la goutte .sur le mémoire.

Seringa.

Oui j s'il paye , j'aurai la goutte pour boire.

Anodin.

Mais s'il ne paye pas.

Seringa.

Laissez, faire , je ne reviens pas sans la goutte et la pleurésie. ( 1/ ^a pour sorlir ).

Je fais une réflexion : d'un moment à l'autre , j'attends la visite du plus fameux me'deciu du quartier. Seringa.

Diable 1

M. Requiem.

Peste !

Anodin.

Seringa.

St.-FirMIN (à part ).

Mon oncle ! redoublons d'attention !

Anodin.

Vois la réponse qu'il vient de me faire. (7/ //Y). A Monsieur Anodin, apothicaire au Pout-aus.-Choux. Paris , ce 1er. ventôse. «J'ai reçu, monsieur, votre lettre; elle me flatte et m'honore tout à la fols. Dès que j'aurai termine mon compte avec le deuilli.,te de la scciion , je vous ferai ma première visite. Nous verrons à établir une relation de commerce et à conférer sur un projet qui nous intéresse également. Salut et santë. ReqCIEM. » St. -FiRMIN, à Célestine.

Fais en sorte qu'ils rentrent ; j'ai à te parler.

Célestine.

Attens j attends. ( Elit quitte la croisée ).

Seringa.

Mais quel intérêt il prend a ce <jui nous regarde ! je dis nous 5 car votre pharmacie doit nie revenir.

Air : On se chagrine trop tôt.

Vous m'avez Lien fait entendre Et promis sur votre }ionneur , Que je scrois votre gendre , De plus , vo'tre successeur

Pour former cette alliance, Je veux réIK'chir encor :

Et <ju;int ;■» ma survivance. . .

ISous verrons après ma mort.

Seringa.

Après votre mort ! et quel âge avez-vous ?

( On entend dans le laboratoire le hruit d'un vase qui se brise, ) Anodin.

Ciel ! une detonnatiou ! c'est un alambic de perdu ; et ce catholicum que j'avois sur le feu....

Seringa.

Allous ramasser les restes. (J/5 rentrent daus la boutique"),

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