SCÈNE V 1 1 i
BB.OSSART, seul.
11 a bien fait de s'appeler ; j'allais le- mettre au bleu , comme un brochet. Ah 1 monsieur le clijmiste , tu sais
■decompojcr les couleurs. Eh ! bien , moi , je vais te composer une niédcciue.. Poison pour poison , dont quittance. ( Il i^crse (j.ans le mortitrun pot de couleur. )
BROSSART, SAINT-FIRMIN.
S T, - F 1 R M 1 N , à part.
Voilà notre homme ; comment l'aborder l Flattons son amour- propre (Jl approche de la houlique.^ et dit assez haut pour élre entendu de Erossari ). La belle peinture ! quelle savante composition !
B'ROSSART, à part.
Oh ! oh ! voilà un connoisseur ( A St.-Firmin ). Monsieur , trouve donc <{ue j'ai passablement réussi... S T. - F I R M I N.
D'honneur , c'est un petit chef-d'œuvre.
Air : Lorsque uous verrez^ un amant.
Quelle fraîcheur de co'orià, C'est vraiment un tableau magique !
Je suis sûr que dans tout Paris , On vantera cette l>outiiiue.
La criiiquéet tous ses bons mots IV'out ici rien que l'aviteur:<;raigne : On voit ;iu sallon, des tableaux Qui ne valent pas votre enseigne, B R O S S A R T.
En vérité , monsieur ^ vous me flattez. Je ne sais comment...
S T. - F 1 R M I N précipitamment. Ecoute , mon ami , tu peux, me rendre uu important service. , ', ' .
B R o S S if it 't.' C'est sans doute une enseigne que monsieur désire- luonsieur ne peut pas mieux s'adresser.
Air : de la Soirée orageuse.
J'ai cinquante sujets "divers , Kt i'alteiid ([lie niousicur choisisse : • Le qraxid Turc ou les Barreaux verts , I.e Mai^iluck ou le Jocrisse; Le Chat botté . 1rs Eléphans , Le Trcsor , la l''einme sans tête , Le Coq hupé, les d«>ux Marcliands , IpCS trois, Grâces, le Veau qui tctic.