‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 151 sur 233 · DU COUDRAI · texte numérisé non relu

DU COUDRAI

Ça n'est pas possible.

Mad. DUMESJVIL.

C'est ce qui vous trompe.

Fortune mal acquise. . . Quelque nouveau parvenu. . . ( d'un air piqué. ) Du reste , vous êtes bien les maîtres 5 vous ferez ce que vous voudrez... qn'est-ce que ça me fait à moi... Camille est votre fille.

DUMESJÎIL.

Eh bien ! . . . vois un peu ce que c'est que l'amour propre ? . . Toi, le meilleur des hommes 1 toi, notre ami intime ! te voilà fâché que ma fille fasse un superbe mariage^ et pourquoi ? . . parce qu'il n'est pas de ton choix.

DUCOUDRAI.

Moi. . .

DUMESWIL.

Mais nous allons parler de cria dans mon cabinet. . . Je ne veux pas que devant Camille il soit question de rien. . , Toi, siirtonl , ma femme , ne la préviens pas de Tarrive'e de M. de Liiceval ; il ne venl pas être connu et je lui en ai donné ma parole.

DUCOUDRAI.

A merveille. .. Il paraîlqne le jeune prince veut garder l'incognito , c'est cliarmant. . . des manières de grand seigneur.

DUMESJVIL.

Eh ! non. . . c'est au contraire pour en agir pins simplement qu'il doit se trouver ici par hasard, et pour marchander quelques arpens de terre.

DUCOUDRAI.

Encore mieux... c'est un petit roman qui commence... il paraît que votre gendre futur ^est un jeune homme à sentiment.

DUMESNiL , remmenant.

Tiens , tu as beau dire ^ tu es piqué contre lui.

DUCOUDRAI.

Moi ! si l'on peut dire.(0/z entend la ritQurneUe de l air suivant. )

Mad. DUMESNIL.

Et parlez donc , car voici ma fille.

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