‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 158 sur 233 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes , BAPTISTE , la serviette sous le bras.

BAPTISTE

Madame, vous êtes servie...

M. DUMESNIL

J'espère que M. de Luceyal voudra bien partager le déjeuner de famille...

Mad. DUMESNIL.

C'est sans façons... ce qu'il y aura.

BAPTISTE

Marguerite dît qu'on ne fasse pas attendre, parce que le soufflé va lomber.

Mad. puMESifiL , bas, Venx-tu te taire?

ALPHONSE

Je venais seulement pour causer avec M. Dùmesnil de ces quatre arpens^ qu'il veut bien me cédér.

DUCOTJDRAT.

Hé bien ! nous en parlerons a table.., c'est là qu'il faut parler d'affaires.

ALFHOKSÉ.

Impossible... car je vous avouerai franchen^ent que j'aî déjà déjeuné.

M* et Mad. DÎJMESNIL.

lia déjeuné!

-îSf^à, DUMspîiL j a part.

Et tous mes préparatifs !... Voilà le dernier coup... Je n'y suis plus., mes idéessebrouilleut... {haut à Alphonse) Comment? monsieur^ vous avez déjermé?

ALPHOîîSE.

Oui, madame... avant de partir, une tasse de lait.

Mad. DUMESNIL.

C'est comme ma fille... ce matin , a la ferme.

ALPHONSE,, à parL Comme sa fille.,. Parbleu ! celui-là est trop fort^

jpUCOUDBAl.

Hé bien^ il n'y a pas de mal.... ( bas à M. et a mad. Dumesnil) ne vous en mêlez pins ; €ar> depuis une iicui e/ VOUS ne faites que des soîîises.

M. DUMESNIL

C'est bien possible !... le manque d'îiabituJe...

DUCOUDRAI^

Allons vile nous melire à table,

M. et Mad. DUMESNIL^ bas.

C'est fiui... Je n'ai plus fiiim.

DUCOÎJnfiAl.

N'importe, venez toujours., . (à J^lphonsé) milîè par-

dons, mon jeune ami, de vous laisser ainsi... ma filleule^ qui a aussi déjeuné, voudra Lien vous tenir compagnie.

Ah! mon Dieu !.. comment ! vous voulez?..

DUCOUDK.AI , bas a M. Dumesnil.

Comme ça^ voyez-vous, ça n'a pas l'air d'une entrevue.

Am du Vaudei^'ille des Deux Matinées*

Qiaut.) Nous allons nous mettre à table , Et nous revenons ici.

M. DtJMESWiL , bas.

Oui, ridée est admirable !

Quel bonheur qu'un tel ami !

Mad. DUMESKIL , bas.

Oui, e'est un moyen honnête»

M. DUMESNIL

Quand nous perdons tous l'esprit, Lui seul conserve la téte.

DUCOUDRAI.

Et surtout mon appétit.

Je conserve mon appétit.

ENSEMBLE

Nous allons nous mettre à table ^■ Et nous revenons ici.

Oui, l'idée est admirable !

Quel bonheur qu'un tel ami!

{Ils entrent dans la salle à manger.)

SCÈHE X.

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