‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 203 sur 233 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

GEORGES , EDITH , sortant de la maison,

EDITH , sans uoir Georges, Ahl je m'ennuie d'attendre sir Belton , et je vais le gronder... ( elle aperçoit Georges, ) Comment^ Monsieur, c'est encore vous? je vous croyais parti. GEORGES, vivement.

Je m'en garderais bien , cliarmante Editb! j'attendais ce moment avec une impatience... j'ai tant de choses à vous dire !

EDITH

Mais M. Belton?

GEORGES

Ne craignez rien, il fait sentinelle.

EDITH, étonnée.

Comment, il fait sentinelle?

GEORGES

J'ai pris mes précautions pour ne pas être surpris. Avant devons parler de moi, de mes espérances, je dois vous instruire... mais je crains de m'expliquer, de détruire votre sécurité.

EDITH , alarmée,

Ab î ciel î serait-il arrivé quelque malheur à M. Belton?

GEORGES

Non, non , rassurez- vous.

EDITH , vivement.

Il est peut-être fâché contre moi?

GEORGES

Ce n'est pas cela.

EDITH

Mais alors , que puis-je craindre?

GEORGES, à demi-voix.

Tout , si vous ne daignez avoir quelque confiance en moi. Apprenez que le plus grand danger vous menace.

Moi? Il faut prévenir M. Belton sur-le-champ; il est mon protecteur, mon ami, il saura bien empêcher... GEOR<5ES , avec un peu d'impatience.

Toujours M. Belton? Eh! non, Mademoiselle, ne le prévenez de rien ; le danger doublerait... ^1 prendrait des mesures pour m'éloigner de vous, pour nous séparer.

EDITH

Vous croyez ?

GEORGES

J'en suis sûr. C'est contre son gré que je reste chez lui; j'ai eu toutes les peines du monde...

EDITH

Eh bien ! c'est singulier : sans savoir pourquoi , je m'étais doutée qu'il ne vous verrait pas ici avec plaisir, et j'hésilais si je lui avouerais que je vous avais rencontré.

GEORGES, vivement, Ahî vous aviez bien raison; ne lui en parlez pas... feignez devant lui de ne pas me connaître; car enfin , puisqu'il faut vous le dire , c'est lui seul que vous devez redouter.

EDITH

5ir Belton î

GEORGES

Hiui-même.

EDITH, étonnée.

Sir Belton ! dont la tendresse et l€s soms ne se sont jamais démentis ! c'est lui dont je dois me défier I

GEORGES

Oui , sans doute; d'abord je suis presque certain qu'il vous aime.

EDITH , souriant.

Eh4 maise.o moi , j'en suis sure tout-à-fait.

GEORGES

C'est justement là ce qui doit vous faire trembler^ Mais Christine et moi nous veillons sur vous.

EDITH , -plus étonnée.

Christine!

GEORGES

Tout ce que je vous demande , c'est de ne point nous trahir, et vous verrez que ce sir Belton...

EDITH, apercevant Derhy;

Le voici I {Ils restent à coté Vun de V autre ^ très troublés.)

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