‹ M. Tardif; comédie-vaudeville en un acteChapitre 219 sur 233 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes , JACQUES TERRIER , il a une mise simple et élégante, un Domestique.

TERRIER, sortant de Vaubèrge..

{^à un domestique, ) Aliez porter celte lettre à son adresse. ( le domestique sort, ) Voilà quinze ans que je n'avais si bien dormi... ah l cet air natal , ça vous fait un bien , ( il regarde de tous cotés ), rien n'est changé , ni moi non plus , dieu merci , je le sens au bonheur que j'éprouve : ( regardant les paysans ) voici , sans doute , d'anciennes connaissances ? ( apercevant Rousselet J, eh ! je ne me trompe pas, c'est Rousselet , le barbier du village... Bon jour, mon cher Rousselet, est-ce que tu ne me reconnais pas ?

ROUSSELET , humblement.

Pardonnez-moi ; monsieur Dulerrier, on ne peut pas oublier la figure de monsieur Duterrier, les manières nobles de monsieur Duterrier.

PIGEONNEAU

Ah î v'ià qu'il caponne déjà , celui-là , ça n'a pas pluî de caractère ! . .

TERRIER , riant.

Du Terrier ? qu'est-ce qu'il dit donc ? ah ! çà , mon cher, tu me donnes un du , qui ne me va pas du tout , je suis toujours Jacques Terrier , entends tu ?.. et je veux c£ue vous me traitiez comme autrefois , en camarade.

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