SCÈNE M
Les Mêmes, MARIA.
M A R i A , £1 la canton nade .
C'est bon , monsieur, c'est bon. . . vous médirez ie reste une autre fois. ( e«j?ra/i/. ) Ah ! mon Dieu, que ces Français sont pétulans!
Hein ! qu'est-ce que c'est ?
MARIA
Un Jeune officier qui rôde depuis hier dans ce chantier. {au czar\)\otrc servante, Michaloff.
' FLIMANN , jaloux.
Un jeune officier ... et vous lui avez parlé ?
MARIA
II l'a bien fallu, pour m'en débarrasser.
FLIMATSN, de même.
Et qu'est-ce qu'il vous disait.»* MARIA.
Bon. . . des folies. . . que j'étais charmante. . . qu'il m'adorait !
Air : p'aud. de V Homme vert.
Il en aurait dit davantage, Mais je pris la fuite soudain.
PIERRE FLIMANN.
Sont-ils bavards !.. morbleu, j'enrage.
LE CZAR , riant.
Allons, calme donc ton chagrin...' Chez eux c'est un mal de famille , Et jamais un Français galant IN'a pu voir une jeune fille, Sans lui dire un mot en passant,
FLIMANN, avec humeur.
Oui , un mot par ici . . . un mot par là. . . ça fait des conversations tout entières qui ne finissent plus. . Enfin , depuis que Teuvoyé de France est au château de Riswick , pour traiter de la paix, nous ne voyons ici que des jeunes officiers, des pages Irès-familiers , très-causeurs, qui font tourner toutes les têtes avec leurs petits mots.
MARIA
Eh! monsieur Flimann , au lieu de vous occuper des autres , vous feriez mieux de penser au danger qui nous menace.
LE CZAR
O 'y a-t-il donc, petite Maria
MARIA , a Flimann.
Il y a , monsieur , que mon oncle est Instruit de nos secrets.
FLIMANN.
Ail! diable.
MARIA
D'abord , il va visiter les chantiers qui sont sous sa surveillance.
LE CZAR, a pari.
Serais-je découvert?
FLIMANN, h part.
Il aura reçu des nouvelles du colonel.
MARIA, a Flimann, C'est clair qu'il veut prendre des informations... {Voyant Lefort.^ Eh ! tenez , voilà déjà un homme qui a l'air de nous espionner.
LE CZAR , à part.
C'est Lefort. ( Haut, ) Oh ! celui-là n'est pas à craindre ; c'est un de mes meilleurs amis.