SCENE III
Les mêmes , LEFORT , vêtu très- simplement,
LEFORT
Bonjour Mîchaloff, bonjour mon cher Flimann.
LE CZAR , lui tendant la mam.
ïe voilà de bon matin dans notre chantier?
LEFORT
Une affaire assez importante... [Bas au Czar.') Il faut que votre majesté m'accorde un moment d'entretien.
FLIM AT<N , luî frappant sur P épaule.
Eh bien ! monsieur le marchand génevois, comment va le négoce?
LEFORT
Pas mal. . . Je viens commander au père Brown quelques centaines de brasses de gros cable pour le nord; et vous, >î. Flimann, êtes-vous toujours content de votre élève? Les progrès de Michaloff dans la construction ?..
FLIMAISN.
Lui, bah î il en sait déjà plus que moi !.. il devine avant qu'on lui explique les choses. . . 11 ira loin ce garçon-là. . . , LEFORT , bas au czar.
Renvoyez ces gens.
LE CZAB , bas.
Chut ! . . viens de ce côlé. ( Ils se parlent bas,)
FLIMANN , à Mafia.
Allons. . . les v'ià encore avec leurs chuchoteries.
MARIA
C'est un parent de Michaloff ?
Eh ! non , je gagerais que c'est quelque juif, queîqu'usurier. . . Il est toujours à lui faire signer des papiers ; pourvu qu'il n'aille pas ruiner ce pauvre garçon.
MARIA
Ah ! mon dieu , et moi qui m'amuse ici , mon oncle pourrait m'y surprendre. . . Sans adieu, Michaloff, nous nous reverrons à la noce.
LE CZAR
A la noce ?
FLIMANN.
Pardi, celle de Charlotte et de Jean Brown, le fils de notre patron , à la grande taverne.
LE CZAR
Je me garderai parbleu bien d'y manquer.
FLIMANN , à Maria.
Attendez que je vous reconduise... ce Français vous guette peut-être. ( Bas au czar en lui montrant Lefort. ) Dis donc, Michaloff, dclie-toi de cet homme là. . Je suis sûr que tu lui empruntes de l'argent , et qu'il finira par te mettre dang l'émbarras. ( 1! prend le bras de Maria. ) Venez, mamzellc.