Procès (TArnim, p. 96 à
ayant lieu alors, M. Thiers, toujours et d'autant plus prévenant, télégraphiait ses voeux au général, et celuici, dans la crainte de n'avoir pas su en marquer assez sa reconnaissance lui-même, demandait à M. de Saint- Vallier d'en donner aussi l'assurance *. Pendant ce temps les choses marchaient entre le chancelier et l'empereur Guillaume. Le 3 mars, le plénipotentiaire annonçait l'arrivée d'un télégramme essentiel de M. de Bismarck, et le lendemain soir le Président pouvait en lire la traduction que voici, lui apprenant l'acceptation à peu près entière de ses propositions : ce Le prince (( de Bismarck au baron de Manteuffel. — Berlin, ce 2 mars 1873, sept heures du soir » — a Je viens de (( soumettre au Roi les propositions contenues dans « la lettre de M. Thiers à M. de Saint-Vallier, et Sa (( Majesté a donné l'ordre de vous faire connaître (( qu'elle accepte les propositions de Son Excellence (( M. le Président de la République. Des instructions (( dans ce sens sont envoyées à M. le comte d'Arnim. (( Toutefois et en raison de certaines craintes de désor- (( dres intérieurs qui existent en France dans le public, « les journaux et à l'Assemblée pour le moment « de notre départ, Belfort, qui ne fait pas partie des (( quatre départements, devra rester occupé jusqu'à (( l'entier payement, mais pour être évacué aussitôt ce après. — Ainsi, en supposant que le quatrième « milliard étant payé en mai, un quart du cinquième (( serait payé au premier juin, un autre quart au precc mier juillet, autant au premier août, et le reste au pre- « mier septembre, il est entendu que l'évacuation de « Belfort aurait lieu au premier septembre, et que celle