Sainl-Yallier à M. Thiers, 27 février
« des quatre départements tout entière et à la fois a s'effectuerait après le second payement, c'est-à-dire fic au premier juillet. — Veuillez donner immédiatement (L connaissance de ce télégramme au comte de Saintce Vallier. — V. Bismarck. »
Dans cette décision, la réserve de Belfort était de nature à surpendre, même à froisser, en se souvenant des préoccupations que cette porte des Vosges avait à différentes fois soulevées dans le public. La clause pouvait émouvoir l'opinion et, jointe aux motifs qui en étaient écrits, paraître une offense imméritée justifiant presque que l'pn renonçât à la négociation et qu'on attendît de chasser l'ennemi par le payement final à lui seul. Ce fut le premier mouvement de M. de Saint- Vallier. En ne le dissimulant point à M. de Manteuffel, il produisit le résultat de faire démentir au moins avec animation par celui-ci toutes les suppositions dont le public s'était nourri. «Il m'a déclaré ce sur l'honneur, écrit-il à M. de Rémusat, que son a gouvernement n'avait pas, n'avait jamais eu la vel- <L léité de garder Belfort, de violer aux yeux de l'Europe flc et du monde un traité solennel ; enfin qu'il me (L répondait que Belfort serait évacué le jour même de flc l'entier payement ; il m'a conjuré de vous transie mettre ses paroles, ajoutant : M. Thiers sait que je flc suis un homme honnête et que je ne m'avancerais pas « si je ne croyais le pouvoir faire loyalement *. » Le gouvernement, lui, n'eut que très secondairement les inquiétudes de son commissaire. M. de Gontaut venait d'entendre, de la bouche du chancelier, le langage même de la dépêche adressée à M. de Manteuffel; on