‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 103 sur 128 · mars · texte numérisé non relu

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avait donc une base certaine, et la satisfaction couvrait tout. M. de Rémusaten témoignait à M. de Saint- Vallier. Il le remerciait aussitôt des « nouvelles raisons de se féliciter des rapports de confiance et d'intimité qu'il a su si habilement créer et entretenir avec le général en chef ». Il est prié de remercier également ce dernier : a Veuillez toujours répéter au général de <( Manteuffel combien nous sommes touchés du noble <( esprit de conciliation et de la délicatesse de procédés « qu'il continue d'apporter dans cette grave et délicate <( affaire. Il aura été entre l'Allemagne et nous le véri- (i table pacificateur ». Quant à la réserve concernant Belfort, le ministre la disait fâcheuse, mais ajoutait de suite : ce II ne faut pas y souscrire légèrement, <( cependant si les quatre départements étaient évacués « au mois de juillet en vertu d'une convention qui ce stipulerait l'évacuation de Belfort pour l'époque du (( parfait payement du dernier milliard, c'est-à-dire (( probablement pour la fin de septembre, cela me a paraîtrait acceptable; mais il ne faut pas se hâter de a le dire*. »

M. de Bismarck ne s'était pas dissimulé que la restriction inquiéterait Versailles. Il écrivit à M. de Manteuffel pour expliquer les raisons qui l'avaient inspirée et elles ne venaient pas de lui. A l'analyse de sa lettre, qu'envoie immédiatement M. de Saint- Vallier, il est visible qu'elles étaient un prolongement des mauvaises dispositions régnant l'année précédente et des défiances dont elles s'appuyaient. Tout cela conservait assez d'empire, dans le monde politique allemand, pour que le chancelier dût s'y soumettre, ce Le

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