‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 11 sur 128 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

la France, à ce gouvernement qui la remit en possession d'elle-même, il me semble qu'au moins ce n'aura pas été sans montrer, par les preuves les plus authentiques, combien c'est en effet une mémoire de gratitude que les annales de ce temps-là doivent garder de lui. Quand l'accès des correspondances diplomatiques d'alors deviendra public aux Archives du quai d'Orsay, on s'étonnera du peu qu'elles laisseront connaître. Elles n'apprendront rien que d'incomplet, en effet, parce que, hormis de courts moments, notre ambassade de Berlin n'eut que le rôle secondaire dans les faits. C'est au quartier général de l'occupation que presque tout a pris corps. C'est là que presque tout a été tenté, demandé, conseillé, c'est de là que presque tout est parti. Circonstances, traverses, difficultés des négociations; leur préparation, leur objet, leur complication, leur marche, ont été surtout affaire entre le chef du gouvernement ou M. de Rémusat, ministre des Affaires étrangères, et ce quartier général par l'intermédiaire du comte de Saint- Vallier, plénipotentiaire près le commandant supérieur de l'occupation. Qui plus est, la justice prescrirait d'appeler de ce nom d'auxiliaire ce dernier, le général de Manteuffel, qui fut constamment et activement un appui. A peu près tout, s'est passé entre eux. Ce qui s'est fait ailleurs, même avec notre ambassade à Berlin, avait été conçu, étudié, combiné, commencé entre eux et seulement entre eux. Ce sont donc leurs entretiens ou leurs correspondances intimes qu'il faut lire. Là uniquement se trouvent les sources; il n'y en a guère

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