‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 125 sur 128 · Saint-Vallier au duc de Broglie, 29 août · texte numérisé non relu

Saint-Vallier au duc de Broglie, 29 août

tretenir contre l'Allemagne la haine des provinces annexées, à désigner l'évêque de Nancy surtout, dont (( les propos et même les sermons dans sa dernière « tournée pastorale ont prêché une sorte de croisade <( contre les conquérants ». Finalement, ne cachant guère qu'il se défiait du gouvernement de Versailles, qu'il le soupçonnait ce de soutenir sous main les résistances du clergé catholique d'Alsace-Lorraine par l'entremise des évêques français* ». C'était le commencement de la tension des rapports, entre les deux gouvernements, qui arriva presque, en 1875, au danger d'une nouvelle agression armée de la part de l'Allemagne.

Il est possible que , sous ces impressions, les propensions à abréger l'occupation de Verdun aient en fm de compte été écartées. Cependant il n'y avait pas à concevoir d'inquiétude sur l'évacuation définitive aux termes du traité. L'Empereur d'Allemagne, le prince héritier, M. de Bismarck souhaitaient ensemble de voir régler les derniers détails de l'occupation, de savoir sorti de France le dernier détachement allemand. Pour ne pas jeter de mauvais renom par avance sur leur politique future, ils avaient intérêt à ce que les choses ifessent ainsi. Si une attitude hostile devait ultérieurement s'ouvrir envers le gouvernement de la France, en ce moment-ci c'était l'attitude à prendre. L'Empereur et son fils ne dissimulaient pas, d'ailleurs, leur éloignement de la guerre et la résistance qu'ils opposeraient à son sujet, fût-ce à M. de Bismarck *. En tout cas M. de Manteuffel, qui ne devait partir qu'avec le

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