Le comte dlrisson
partant lui-même tout de suite pour tâcher d'obvier auprès du gouvernement à ce qui venait de se passer, télégraphiait sa venue en répétant comme a indispensable que pas un mot ne fût dit sur ce qui avait été négocié, que le succès en dépendait », et il ajoutait : (( Des télégrammes de députés me font craindre que « M. Pouyer-Quertier n'ait fait des confidences préce maturées ».
La crainte était justifiée. Dans nos mœurs politiques d'à présent, on ne sait plus ce que vaut le soin de se taire. On n'apprécie que l'effet produit dans le Parlement, la discrétion paraît servitude. M. Pouyer-Quertier n'avait pas plutôt reparu à Versailles, qu'à l'oubli de la plus élémentaire déférence pour un bon vouloir précieux, pour les attentions qui le procuraient, sans acception des difficultés pouvant naître d'uneimprudence, tout le monde, et les journaux d'abord, s'était trouvé instruit. C'est ce que le général était troublé d'apprendre. Au même moment, bien plus, M. Pouyer- Quertier, spit désireux de faire valoir son intervention par une pièce certaine, soit n'ayant pas la notion de l'inconséquence commise, demandait par le télégraphe au comte de Saint- Vallier, juste à une heure qui lui permettrait d'avoir réponse à l'Assemblée S de faire signer M. de Manteuffel, par qui pourtant il avait entendu bien expliquer la veille la raison qui l'en empêchait. C'est dans le journal le Soir^ censé alors prendre ses informations et ses avis autour de M. Thiers, qu'avait notamment été donnée cette publicité, et avec ceci de caractéristique, on le verra plus loin, qu'elle avait eu lieu malgré les con-