‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 46 sur 128 · Gontaut à M. Thiers, télégramme du 18 avriL · texte numérisé non relu

Gontaut à M. Thiers, télégramme du 18 avriL

« autres à ce qui n'intéressait que l'Allemagne et a nous, puisque les autres prévenaient immédiatement « TAUemagne; il ne devait s'agir que de négociations « directes, sans besoin de personne *. » L'observation eût peut-être fait réfléchir quelqu'un de plus habitué que M. de Gontaut aux entretiens de ce genre. Mais on n'a pas à s'étonner qu'au contraire il n'en ait conçu que plus de confiance, car c'est l'effet que ses informations produisirent à Versailles. Non seulement on n'y rechercha pas plus que lui si, par hasard, il n'y avait pas à Berlin une intention d'empêcher notre ambassadeur d'agir; on fit davantage.

M. de Saint- Vallier avait annoncé l'ordre donné au comte d'Arnim de regagner l'ambassade; dès ce moment on revint aux idées qui avaient fait paraître antérieurement essentiel de diriger M. de Gontaut vers celui-ci, au contraire des conseils de Nancy. A un télégramme demandant de la part de M. de Manteuffel, le 25, si notre ambassadeur avait été invité à faire définitivement la démarche attendue et ce qui en était résulté, M. Thiers répondait aussitôt à son commissaire extraordinaire qu'il avait ce écrit à Berlin « dans le sens indiqué, mais en laissant à M. de ce Gontaut le soin de n'agir que dans la mesure com- « mandée par les circonstances ». C'était presque froid, étant si bref; mais le lendemain M. de Rémusat mandait plus explicitement à M. de Saint- Vallier ' : « M. le Président m'a tenu. Monsieur, au courant des ce entretiens qu'il a eus avec vous et de votre correscc pondance avant même que vous eussiez eu la bonté

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