‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 48 sur 128 · Gontaut à M. Thiers, 26 avrlL · texte numérisé non relu

Gontaut à M. Thiers, 26 avrlL

ne mettaient pas obstacle à ce que, dissuadé de rechercher davantage une audience du chancelier, il s'employât à.nous disculper, auprès du plus grand nombre d*oreilles possible, des intentions qu'on nous imputait, à pénétrer des explications de M. Thiers le plus de personnages politiques qu'il en pourrait rencontrer. Répandant ses explications dans le corps diplomatique, il avait vu l'ambassadeur anglais Oddo Russel ce en admiration devant la vitalité de la France », et il croyait, en relatant cela, être en droit de dire : ce II y a de la détente ». La veille, il est vrai, un membre du conseil fédéral lui avait répondu que a ces bruits de guerre ^t de refroidissement des relations entre la France et l'Allemagne n'étaient que bruits de Bourse * ». Il avait pu donner verbalement à M. de Moltke lui-même les raisons et les chiffres dont il était muni, qui plus est faire lire à l'un des aides de camp du roi et au grand chambellan la lettre du Président écrite le 18, où les arguments les plus concluants s'ajoutaient à l'émotion patriotique. L'un comme l'autre ils s'étaient montrés ce touchés et frappés, très ce frappés de la netteté des réponses et de leur accent ce de sincérité », au point que le grand chambellan lui dît aussitôt : (( Le roi est trop sage et trop clairvoyant ce pour attacher de l'importance à tous ces bruits et ce pour s'occuper de votre organisation militaire * ».

Ce devait donc être avec beaucoup d'espoir que l'on voyait arriver à Versailles l'ambassadeur d'Allemagne. On peut assurément affirmer que M. Thiers lui esquissa tout de suite l'un au moins des moyens

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