‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 57 sur 128 · Lettre à M. de Rémusat, du 4 juin · texte numérisé non relu

Lettre à M. de Rémusat, du 4 juin

a en doute les immenses ressources financières de la « France, on ne peut, vu la situation actuelle de ce (( pays, envisager sans appréhetision l'idée de rema placer la garantie territoriale par une garantie pua rement financière y>K C'était la formule du moment. On n'apprend pas seulement d'aujourd'hui que cette (( situation actuelle », en tant qu'elle présentait la perspective plus ou moins prochaine d'un gouvernement favorable à une politique catholique en France, parut au chancelier une menace contre laquelle il devait élever des digues. C'a été visible sans arriver jusqu'au moment où la résiliation du pouvoir par M. Thiers lui fit montrer le mécompte qu'il en ressentait, et le porta l'année d'après, envers la France censément jetée par son gouvernement d'alors du côté de Rome, à des rapports un moment menaçants pour elle ^. A la fin de 187î2, quand il aura reconquis sur les oppositions et sur ses adversaires toute liberté d'action, il dictera au ministre des Affaires étrangères, à l'adresse du comte d'Arqim qui l'a lassé de dénigrements ou d'avis hostiles relativement au gouvernement de Versailles : ce En aucun cas nous ne pouvons (îc marcher avec les légitimistes, attendu qu'ils seront a toujours acquis à la cause duPape. Aussi longtemps a que durera notre lutte avec la curie romaine, dont (( il n'est pas possible de prévoir la fin, nous ne sauce rions favoriser un tel élément ^ ». Et plus crûment

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