X INTRODUCTION
des événem ents, la chance des retours possibles? Or, rennemi aurait été tout aussi maître de se refaire, nanti d'une créance gagée, qu'en possession d'espèces sonnantes. Il tenait tout un côté de la France, l'eût-il rendu à tout autre prix que des payements rapprochés? Il a du reste assez montré combien il était maître, et pour longtemps, des événemenis supposables, et il ne semble pas qu'aucun ait surgi, depuis, qui nous aurait mis en situation de reprendre ce qui nous était arraché. La nation entière a su le plus visiblement gré au gouvernement de 1871 de n'avoir cessé de la dégager, l'avenir jugera à coup sûr comme elle.
Le vainqueur de 1814 et de 1815 n'avait eu à changer que les personnes, dans le gouvernement de la France, pour que l'esprit y devînt tel qu'il lui importait de l'y savoir; les victoires de celui de 1871 venaient de produire, elles, une révolution déplaçant toutes les données. Dans le pays vaincu s'agitaient depuis longtemps les espérances d'une forme politique à laquelle seule il semblait à un grand nombre que ses destinées devaient être confiées. On avait provisoirement assis cette forme enviée, et c'était le problème pendant, le problème en quelque sorte inhérent aux choses, que de l'instituer enfin ou de l'écarter de nouveau. Par suite, c'est devant l'Assemblée de la nation, c'est au. milieu des contradictions et des résistances, que dut agir l'homme d'État à qui échut le mandat de négocier notre rachat et notre liberté. Plus du tout, comme un demi-siècle auparavant, autour d'une table de conseil ou dans des réceptions de cour; c'est en pleine