‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 60 sur 128 · Saint-Vallier à AI. Thiers, I3juillet · texte numérisé non relu

Saint-Vallier à AI. Thiers, I3juillet

initiative, ou bien de blâmer tout haut comme complaisances ou soumission aux flatteries françaises*. Le traité du 29 juin n'avait pas quinze jours d'existence, qu'il était de ton, dans l'armée installée en France, d'envisager le renouvellement de la guerre comme la solution finale de l'espèce de transportation, déplaisante et déjà trop longue, constituée par une occupation à laquelle on ne voyait d'autre prix que des déboires.

Dans cet état d'esprit, que ne demandait pas d'attention et de mesure la nécessité d'aviser, avec le quartier général, à l'exécution des clauses au pied desquelles le gouvernement de M. Thiers avait mis sa signature à côté de celle du représentant de l'Allemagne, et, relativement, se trouvait heureux de l'avoir écrite! Difficulté considérable à elle seule, d'établir dans les départements qui continueraient à être détenus les troupes évacuant les parties libérées; d'autre part, des occasions de plus pouvaient en surgir, à BerHn, de se retrancher dans le mauvais vouloir pour tout compliquer et retarder! Dès que M. de Saint- Vallier avait connu les négociations de Versailles, le 24 juin, il avait signalé à M. Thiers l'accablement sous lequel tomberaient les derniers départements à évacuer, si l'effectif des Allemands restait le même. L'énorme charge apportée par les troupes qui reflueraient sur ces départements ne pouvait être aussi bien pressentie par personne, ni le mécontentement, les rixes, les violences peut-être qui étaient à redouter. Outre cela, . l'absolue et coûteuse nécessité [de transporter, à la suite de ces troupes venant se tasser sur les autres,

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