M. de Rémusat à M. de Saint- Vallier, 6 juillet
ment prié M. de St Vallier d'inviter pour lui le commandant de l'occupation à s'acheminer vers Gastein par la Présidence, comme l'été précédent. Le général, toutefois, bien que ne dissimulant pas le a grand plaisir » qu'il en aurait éprouvé, se voyait obligé de se l'interdire. Il sentait « l'utilité » dont aurait été sa visite pour les entretiens auxquels l'appellerait assurément l'Empereur dans les circonstances actuelles; seulement, il en irait de sa position si cette visite avait lieu. M. de St Vallier, en expliquant cela de sa part au Président, disait que « le respectueux attachement de (( M. de Manteuffel était encore accru par ces instances, a que ses efforts pour alléger de nouveau autant qu'il « serait en lui le fardeau de l'occupation témoigne- « raient de sa gratitude, mais qu'il le priait de ne pas <( insister pour le moment parce qu'il serait forcé de « refuser, ce dont il éprouverait un réel chagrin * ». Cette intensité dans le retour des dispositions d'inimitié troublait le commissaire français. En présence du mandat d'installer une division entière de Tarmée d'occupation au milieu de celles qui l'étaient déjà, alors qu'il y avait moralement autant d'impossibilité à frapper les habitants de l'obligation de la loger que, matériellement, on ne pouvait la faire entrer dans des casernements déjà remplis, l'inquiétude l'agitait. Il craignait de ne plus trouver tout le bon vouloir nécessaire et de rester impuissant. Mais à Versailles on savait d'expérience qu'il se tirerait de cette tâche, aussi difficile qu'elle devînt ou quelques craintes qu'il en montrât et s'en fît voir ému. M. de Saint- Vallier avait insinué qu'à défaut par le Président de pouvoir