‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 68 sur 128 · Saint-Vallier à M. Thiers, 17 septembre · texte numérisé non relu

Saint-Vallier à M. Thiers, 17 septembre

SYMPTOMES d'orientation NOUVELLE A BERLIN 263

lier général eut notifié Tordre impérial qui reportait la date de l'évacuation des deux Marne, M. de Saint-Vallier la fit prévoir pour le milieu d'octobre ' ; M. Thiers lui répondit d'indiquer le 15 aux Allemands comme « la date la plus vraisemblable », en constatant, seulement, que nous prenions ce délai « par une exception a volontaire de notre part » et, d'ailleurs, avec l'espérance d'y voir apporter, quand il y aurait lieu, des accommodements dans le détail : « Je n'ai pas besoin a de vous recommander, ajoutait-il de Trouville ^, a de persévérer dans l'esprit conciliant dont vous « avez été un modèle ». En tout cas, jamais le commissaire français n'avait eu moins de peine à la conciliation qu'à présent. De la part du commandant en chef, de celle de l'état-major, du côté des chefs de corps dans les six départements, les rapports étaient provisoirement marqués par les plus effectives propensions à l'entente. M. de Saint- Vallier se préoccupait essentiellement d'assurer que les troupes passeraient, sans réclamations, des baraques abandonnées dans les baraques nouvelles. Il faisait accepter formellement celles-ci, d'avance, par une commission mi-partie d'officiers français et allemands; on avisait ainsi aux modifications ou aux compléments préalables garantissant leur adoption, malgré le peu de plaisir très évident qui en était montré. Des conférences entre les deux intendances prévinrent et fixèrent tous les détails de l'opération dernière : itinéraires, étapes, mise en marche des régiments et de leurs accessoires. Afin de satisfaire aux déclarations de certains corps il fallut dépasser de trois

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