n septembre, 1 h. 55 soir
semaines le délai d'abord fixé; dans son impatience et un instant découragé par les objections, le commissaire extraordinaire aurait consenti au logement chez l'habitant pour quelques jours sur les points inachevés, plutôt que de retarder le mouvement général * ; ce fut M. Thiers qui le retint : a Ne vous tourmentez pas a autant que vous le faites, lui télégraphiait-il à ce « sujet, et subissez des retards inévitables. Il faut que a les départements qui ont l'avantage d'être évacués a sachent patienter quelques jours de plus pour que « leurs voisins moins favorisés soient dispensés de a loger les soldats étrangers dans leur famille. Pour a cela il faut que les baraquements soient terminés. a Ne précipitez donc pas l'évacuation et attendez que « les baraques soient finies et déclarées habitables par ce les généraux allemands *. » Tout étant ainsi bien prévu, les Allemands fixèrent l'évacuation au 4 novem- J^re; elle s'effectua sans un incident; l'installation par surcroît des 11 000 hommes des deux Marne dans les Ardennes ou la Meuse et les Vosges s'opéra comme un changement de garnison ordinaire.
Nous avions donc franchi le premier tournant de la convention du 29 juin. C'était assurément de la part du gouvernement tout entier que M. de Rémusat, écri-