Lettre à M. Thiers, du 11 octobre
2. 12 octobre, 1 h. 30 soir. — M. Thiers écrivait encore le 17 : « Quant à l'évacuation, il faut sans rien forcer, sans provoquer « des dissentiments, la rendre la plus prochaine que possible. « Toutefois il ne faudrait pas exposer les autres déparlements « (les quatre derniers) à recevoir les soldats allemands chez « l'habitant. La Marne et la Haute-Marne doivent patienter un « peu et prendre pitié de la situation des départements qui « subiront plus longtemps la présence des troupes étrangères. « Il ne faut pas ajouter à leur chagrin la souffrance du loge- « ment militaire ».
vant le 9 novembre à titre privé à M. de Saint- Vallier, lui disait tout d'abord : « Je me reproche d'avoir laissé • m sans réponse tant de lettres intéressantes que vous « m'avez fait l'honneur de m'écrire, mais je n'avais a guère qu'à vous remercier de ces communications « ou à vous féliciter de vos efforts dans une tâche dif- « ficile. Voilà donc celte évacuation menée à bonne « fin. Vous y êtes pour une grande part, mais nous • « devons aussi beaucoup aux nobles sçntiments et à « l'ascendant modérateur de M. le général en chef. a Son habileté comme son caractère auront assuré le a tour pacifique qu'aura gardé constamment une occu- « pation militaire qui si facilement aurait pu prendre a une autre forme ».