‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 73 sur 128 · octobre · texte numérisé non relu

octobre

« mais qu'il ne l'avait pas voulu pour M. de Manteuffei « d*abord et pour le maintien de la bonne entente a avec Tétat-major de Nancy ensuite ». M. de St Vallier se garda bien de donner de tout cela le moindre indice au quartier général. Un pareil appel à l'avis du comte d'Arnim, par lui tenu pour insignifiant et se posant en critique, rien, à toute date, n'eût été plus sensible au commandant de Toccupation, mais surtout aujourd'hui qu'il était Tobjet des propos de ses officiers. Quelqu'un, toutefois, fut imprudent jusqu'à laisser connaître à M. de Manteuffei cette échappée passagère; il s'ensuivit une explosion que le commissaire français ne calma pas sans efforts. Ce fut alors que le général révéla à ce dernier la dépêche de M. de Moltke, qui l'avait fait agir. Informé en conséquence, M. Thiers s'empressa de clore l'incident; eu égard à M. de Saint- Vallier, par ceci : «... Je me borne à vous dire d que vous avez mon entière approbation... tout à « vous * » ; quant au général, par ces mots d'une lettre postérieure ' : ce Je vous en prie, assurez à M. de Man- « teuffel qu'il a toujours ma profonde estime, ma sin- « cère amitié et ma gratitude patriotique pour les « services qu'il rend à la paix et à la concorde entre (( les deux gouvernements français et prussien. Prenez « sur vous d'affirmer ces sentiments de ma part, et « vous n'en direz jamais trop dans ce sens ». En fin de compte, le gouvernement de Berlin autorisa une augmentation de troupes; mais à Versailles on préféra s'en tenir à ce qu'on avait dit % sauf à s'entendre avec

\. Télégramme du 8 octobre.

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