‹ M. Thiers, le Comte de Saint Vallier, le général de Manteuffel: libération du territoire 1871Chapitre 74 sur 128 · Télégramme de M. Thiers du 19 octobre · texte numérisé non relu

Télégramme de M. Thiers du 19 octobre

le quartier général si les circonstances venaient à demander plus de soldats.

Une autre affaire délicate pesait sur ce moment. Les départements de TEst étaient envahis de jeunes Alsaciens et de Lorrains voulant échapper au service militaire allemand, qui, de par les termes du traité de Francfort, les saisirait de droit le l""" octobre. Ils encombrèrent rapidement les villes en attendant que nos conseils de revision les inscrivissent comme soldats. Il s'agissait d'une dizaine de mille hommes. La plupart manquaient de ressources, tombaient à la charge de l'assistance. L'ensemble vivait dans l'oisiveté, remplissait les lieux publics; ils pouvaient être tantôt les fauteurs, tantôt Toccasion de rixes avec les garnisons prussiennes, c'est-à-dire de conflits ou de complications. Les municipalités, qu'ils embarrassaient, pressaient pour en être déchargées. Toute cette seconde quinzaine de septembre, M. de Saint-Vallier avait dû mener de front cet autre ordre de préoccupations avec la question des baraques et les susceptibilités du quartier général. Il demandait des secours en argent e( se heurtait au défaut de crédits des divers ministères; ou bien il se voyait empêché par la lettre des textes, qui ne permettait pas de devancer les enrôlements et de diriger en conséquence, sur des garnisons en territoire libre, ceux de ces émigrants qui étaient tout uniment et ne cherchaient guère qu'à rester des nomade» K D'ailleurs il lui avait fallu constamment compter sur ces mauvaises raisons des administrations publiques, notamment de la Guerre et de l'Intérieur, dont les bureaux pensaient faire œuvre

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