Sainl-Vallier à M. Thiers, 3 février
champ à des combinaisons ultérieures? Dans un ins- ' tant, M. de Bismarck dira lui-même qu'il a besoin de traiter pour agir sur le Reichstag, dont la session va s'ouvrir. Ce sera aux historiens futurs d'éclairer cette inconnue, au moyen des documents ou des écrits allemands qui verront le jour. En tout cas, le 5 février M. de Bismarck récrit au général de Manteuffel. Il est déjà presque surpris de n'avoir encore « rien reçu de l'ambassade au sujet des ouvertures dont il l'a chargée ». Mais il est a frappé des observations du général et convaincu que le Président dé la République adressera des propositions pour éviter l'extrémité de concentrer les 50000 hommes dans deux départements; la rapidité avec laquelle les payements s'opèrent (une nouvelle avance de 150 millions est annoncée pour le 8 mars) le persuade que le gouvernement français préférera abréger les délais du départ définitif des troupes* ».
Ce même jour 5 février, M. d'Arnim ayant ^envoyé de premières indications, bien que peu précises elles impressionnent favorablement le chancelier^ qui l'annonce aussitôt au quartier général et qui le laisse assez voir à Berlin pour que M. de Gontaut de son côté en avise Versailles. Même en allant vite, toutefois, même en menant l'affaire non seulement en partie double avec M. de Manteuffel, mais en réalité par-dessus la tête de l'ambassadeur pour ne point se voir embarrasser par l'insuffisance ou par l'infidélité de ce dernier, M. de Bismarck ne l'empêcherait pas de la compliquer de ses procédés habituels, du moment que les exigences de la hiérarchie commandaient de