Saint- Vallier à M. Thiers, 11 février
Chambres. Immédiatement le chancelier lui avait, à vrai dire, prescrit une opinion tout autre : a Je a tiens pour nécessaire d'opposer mon sentiment « aux jugements, ce me semble injustes, de Votre « Excellence sur M. Thiers, parce que des opinions « différentes sur Thomme d'État qui dirige la France « conduisent Votre Excellence à une politique autre « que la mienne, alors même qu'en principe, elle a n'en aurait pas l'intention * ». Deux jours après, le 22, autre rapport du comte d'Arnim, aussi étendu que travaillé, et dont l'opportunité n'était justifiée par quoi que ce soit. Il y accumulait les griefe maintes fois émis par lui contre la société de Paris à cause de l'accueil insuffisant à ses yeux qu'il y trouvait; il visait à persuader son gouvernement que du haut en bas de la nation il n'y avait que haine pour l'Allemagne, et à cet égard il n'épargnait aucune classe; soufflant acrimonieusement l'inimitié, il mettait le chancelier dans l'obligation de lui répondre par cette dépêche du 2 février, rude pour l'esprit supposé ainsi à la France, mais dont il a été précédemment indiqué que, comme celle du 20 décembre, elle était écrite pour dégager devant le Parlement allemand, au cas échéant, l'attitude prise à l'égard de l'ambassadeur *. On juge au simple rapprochement des dates, en effet, que c'est bien là