‹ Ma conversion et ma vocationChapitre 117 sur 203 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

la foi pour croire, la force pour persévérer.... >♦

« On dit que ce sont les hommes qui ont inventé l’idée de la Divinité, la morale, et le dogme de l’immortalité de l’âme. D’abord, qui a été cet inventeur fameux? On l’ignore : c’est singulier! Comment! aucun pays, aucun peuple ne revendique la gloire d’avoir donné naissance à cet homme?.... C’est très-singulier! — Ce sont peut-être des idées innées, me dira-t-on, des idées générales; — mais dans ce cas elles ont été données à tous les hommes; et par qui? et comment? Répondez, prétendus philosophes!... »

« L’homme, en développant sa partie spirituelle, devient meilleur ; plus il s’approche de Dieu par la pensée et le désir, c’est-à-dire plus il prie, plus il se sent porté vers le bien; et dès qu’il désire fortement une chose bonne, il adresse ce désir à Dieu. N’est-ce pas une preuve que san§ Dieu il ne peut rien? Et moi-même, qui est-ce qui me donne la force de résister au mal ? Évidemmentc’est Dieu; car je ne l’ai obtenue que lorsque je me suis adressé à lui. Je sais bien que la volonté de l’homme lui est indispensable, et Dieu ne le rendra pas bon, ^’il ne veut absolument pas le devenir. Ce que Dieu fait est immense, puisque, quand nous sommes dans la fange du péché, il nous avertit en frappant à la porte de notre cœur. Oh! la prière est divine, et il n’y a qu’une cause divine qui puisse produire un

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tel effet. Dieu a fait nos cœurs de telle sorte que, dès que nous nous adressons à lui, nous nous sentons soulagés. Que nous faut-il de pins ? et ne doisje pas croire, quand je vois les effets de la prière sur moi-même ? Or, si je ne puis parvenir au bien que par le christianisme, ne dois-je pas m’y attacher de toutes mes forces ? b

« Que je vous remercie, mon Dieu, de la grâce que vous me laites de désirer la confession! Que je suis heureux de comprendre le bienfait de ce sacrement ! La confession est bien pins que la confidence ; elle a un caractère éminemment divin . Combien on doit se sentir heureux, lorsqu’on est sûr d’avoir tout dit, d’avoir déehargésa conscience! Cela est pénible sans doute, mais une âme entraînée par le repentir ne se laisse pas troubler par un embarras purement charnel. Avec quel bonheur j’accomplirai la pénitence salutaire, réparatrice, expiatoire qu’il vousplairade m’ordonner, Seigneur, par la bouche de votre ministre. Mais je veux me préparer longtemps d’avance à l’accomplissement de ce devoir, et je ne puis le faire que par un examen scrupuleux de moi-même. Éclairez-moi, mon Dieu, dans cet examen ; soutenezma mémoire, et donnez-moi l’horreur du mal que j’ai commis. Que je sache au juste comment j’ai péché; contre moi-même, contre mon prochain, contre vous. Mais tout péché est contre vous; Seigneur, pardonnez-

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