‹ Ma conversion et ma vocationChapitre 161 sur 203 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

mon intérêt pour vous est bien le vœu le plus ardent pour votre bonheur. Que je vous sache content, toujours fervent et assidu au service de Dieu , je me reposerai en remerciant le Seigneur. Quelques mots de votre lettre à madame de Gontautme permettent de compter sur votre retour à Paris. Il m’est libre aussi de vous y désirer sans contredire vos projets. Ici, vous serez entouré de vrais amis, et, je crois, d’amis profitables pour votre âme.

« Je n’ose pas trop me mettre du nombre, mais au moins vous ne douterez pas, j’espère, de ma tendre sollicitude. Dieu a uni mon cœur à votre âme, et rien ne l’en séparera.

« Cette guerre m’inquiète à cause de vous; si elle allait vous empêcher de venir! Mais non.

« Mon bien cher ami, arrivez donc.bientôt, vous me manquez trop. Je suis jaloux de Côme et de Milan. Adieu, adieu, je vous serre la main. Vous comptez sur ma tendresse et mon' dévoûment inaltérable »

Paris, 11 décembre 1853.

« Mon bien cher comte, vos lettres me consolent et me pénètrent des plus doux sentiments de reconnaissance envers Dieu...

« Nous ne pouvons vivre qu’en nous appuyant sur cette pensée de l’amour infini et toujours indul-

gent de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il nous rassure contre notre faiblesse et nous affermit contre les appréhensions de l’avenir. Ainsi, avanceronsnous soutenus dans la carrière. Combien mon cœur vous félicite des grâces reçues!...

« Madame de Bolviller (1) entre au noviciat du Sacré-Cœur.

« Madame Swetchine est toujours en proie à de vives souffrances. Partout la croix !....

« Adieu donc, cher et tendre ami, je vous chéris pour la vie et au delà !

« Recevez mes tendres félicitations, Dieu bénira cette union. Prions donc et espérons. Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point je m’identifie avec vous, avec tout ce qui vous touche. Notre alliance est intime, notre amitié éternelle. Nous vivrons unis dans le cœur de Notre-Seigneur »

En 1854, je dus aller en Russie. Je passai une partie de l’été à Pétershourg et à Péterhof, résidence impériale, admirablement située au milieu de jardins sur les bords du golfe, en face de Crons-

(J ) Dame russe convertie.

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