‹ Ma conversion et ma vocationChapitre 181 sur 203 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

vous le sentez bien, votre direction appartient désormais, selon Dieu, à ceux qui vous sont donnés comme supérieurs. Devenez leur enfant soumis et pleinement abandonné à leur conduite. Voici un grave essai , priez avec ferveur , considérez tout par les vues de la foi : oubliez le reste.

« Oui, je vous écrirai avec bonheur, conservons ces douces relations. Mon amitié pour vous ne finira qu’avec ma vie. »

Paris, 16 janvier 1856.

« Mon bien cher comte à l’heure qu’il est,

vous serez donc entré dans la carrière; ce sera l’épreuve. Dieu et son Église l'entendent ainsi; votre cœur dévoué embrassera la règle et les saints exercices de la vie religieuse avec courage et avec amour; la grâce vous sera donnée en abondance et la lumière d’en haut manifestera l’œuvre de Dieu. Cherchez uniquement la volonté du Seigneur en toutes choses. Sans doute , vous rencontrerez des difficultés , des tentations... , vous les vaincrez par la prière et par l’obéissance. Après tout, jetezvous en aveugle dans le cœur de notre divin Sauveur, et il vous nourrira de sa propre vie. Votre ami, qui viendra vous joindre, augmentera vos consolations spirituelles. Que toutes les bénédic-

tions du ciel vous soient données avec surabondance !

« Toujours ma tendresse vous suivra ; mon âme s’unira à la vôtre , ce sont des liens impérissables que Dieu même a formés. Nous nous entendrons dans la prière et par lettres. Mon cher et religieux ami, la mort ne nous séparera pas... Adieu donc, priez pour moi. »

Paris, 14 février 1856.

« Mon bien cher et digne ami, vous ne pourrez pas peut-être lire ma lettre pendant votre retraite; mais je tiens en tout cas à répondre immédiatement à votre bonne lettre du 9 , qui vient de m’arriver. Vous allez donc réfléchir encore et vous préparer à prendre le saint habit de religieux. Mon cœur, qui vous sera toujours tendrement uni, ne cesse de recommander votre âme, votre présent, votre avenir à Notre-Seigneur. Cherchez son règne , sa volonté, et il vous éclairera, vous fortifiera, et vous conduira au terme. Sans aucun doute , la question est bien grave, votre nature ardente a besoin de se fixer. Comme je désire que vous ayez trouvé le lieu de votre repos! On a su à Paris, par Milan, votre entrée au noviciat, on l’a sue à Rome : la chose est donc publique : à la garde de Dieu! »...

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