DEUXIÈME PARTIE
la chair et le sang; remontez droit à votre Dieu ; interrogez-le avec respect et avec amour, et dans la liberté de votre volonté, confirmez-vous vousmême pour suivre la voie commencée.
« Mon cœur ne se séparera jamais du vôtre ; il vous donne ses vœux, ses prières et sa plus tendre affection; je serai heureux de voir les RR. PP. barnabites quand ils viendront en France, et vous ne pouvez douter de notre empressement à resserrer les liens des deux familles.
« Totus tibi in Christo. »
Paris, le 17 septembre 1856.
« Mon bien cher et digne ami ,
« J’ai reçu votre bonne lettre du 12 avec celle qu’elle contenait pour le P. Gagarin. Ce bon Père est absent, il est allé voir dans le Midi Balabine et Ostromoff; il revient ces jours-ci. Votre lettre l’attendra rue des Postes où il demeure. Le P. Martinoff est allé passer quelques mois en Allemagne , pour une œuvre de zèle; je pense qu’il nous sera aussi bientôt rendu
« Patience, tout prend peu à peu sa place en ce monde. Votre vocation devait, sans doute, fort étonner le grand nombre; on s’y habituera, et vous aurez toute l’abondance des bénédictions du Seigneur.'
« A mon retour de notre noviciat d’Alsace, il y a quelques semaines, j’ai reçu la visite d’un de vos révérends Pères que j’ai été heureux de voir. Il me remit votre ancienne lettre ; et nous avons causé bien cordialement comme devrais amis. Soyez bien sûr que tous tant que nous sommes, nous serons toujours empressés de fraterniser avec vos Pères.
«. L’établissement de Gien sera béni, je l’espère. Quand donc nous viendrez-vous aussi? Votre temps s’avance et la grâce se développe dans votre cœur. Les bruits, les jugements du monde s’éloigneront de plus en plus de vous. Religieux, consacré à la gloire de Dieu et au salut des âmes, vous suivrez avec courage la voie tracée devant vous par la main de Dieu; et quand vous aurez accompli votre tâche, vous irez vous reposer. Allons, un peu de temps et de travail encore, avec la prière. »
Paris, 31 octobre 1856.
• « Mon bien cher et digne ami,
« Non, la princesse Wittgenstein ne vous a pas dit, à son passage par Monza, quels sentiments d’affection et de dévoûment vous conserve mon cœur. Ils ne s’effaceront jamais. Ils croîtraient, s’il était possible, à la pensée de votre persévérance. « Encore quelques mois et tout sera donc con-