‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 171 sur 200 · Asthme · texte numérisé non relu

Asthme

Un monsieur raconte : Je suis âgé de 46 ans. Depuis 20 ans je souffre de l'asthme. Je me suis adressé

à différents médecins ; mais ils déclarèrent ma maladie incurable et ne me prescrivirent que des calmants, qui sont tous restés sans résultat. Je n'eus plus d'autre choix que de supporter patiemment mon infirmité, jusqu'à ce qu'il plût à Dieu de m'en délivrer par la mort. Elle était parfois très douloureuse. J'avais bien souvent une telle peine de respirer, particulièrement de nuit, que j'étais obligé d'ouvrir ma fenêtre par les plus grands froids et de me tenir ainsi au grand air, pendant des nuits entières, pour ne pas étouffer. — Ces accès pouvaient durer plusieurs jours de suite. Tous les moyens employés restèrent sans effet. A cette longue infirmité s'ajoutèrent encore le manque d'appétit et une grande diminution des forces, ce qui me fit penser que le terme de ma vie n'était plus bien loin. Enfin le ciel eut pitié de moi. Le livre Ma cure d'eau tomba entre mes mains et fut mon sauveur dans la détresse. En l'espace de huit jours j'étais guéri. On a de la peine à croire comme l'eau peut refaire une nature en si peu de temps. Les applications étaient : 1) une affusion supérieure, puis une autre sur les genoux, enfin une promenade dans l'eau ; — 2) une affusion du dos ; puis une affusion des cuisses ; — 3) un bain de siège, une affusion supérieure, et un demi-bain ; 4) affusion supérieure ; affusion du dos ; promenade dans l'eau ; — 5) demi-bain ; affusion supérieure ; bain de siège; — 6) bain entier et affusion supérieure ; — 7) affusion des cuisses et affusion supérieure. — De plus je me promenais nu-pieds dans l'herbe mouillée, une ou deux heures par jour. Nous étions en été et mon état devint d'heure en heure plus satisfaisant.

Un prêtre me fit les déclarations suivantes : « Je suis bien constitué, je n'ai cessé d'être fort et bien portant; toutefois, depuis 9 mois, je suis tellement chargé de mucosités que j'éprouve beaucoup de peine à respirer et que, quand je suis pris d'un accès de toux et d'asthme, je pense étouffer. J'avais autrefois une voix excellente et sonore ; à présent c'est à peine si je puis me faire entendre. De plus, je suis fatigué au point que je ne puis presque plus marcher. Plusieurs médecins, que j'ai consultés, qualifièrent ma maladie les uns de catarrhe des bronches, d'autres de catarrhe de la poitrine. »

Je prescrivis : tous les jours, 3 ou même 4 fois une affusion supérieure et journellement se promener 2 fois dans l'eau jusqu'au-dessus des mollets. Ce traitement dura 4 jours. Après cela, chaque jour, deux afîusions supérieures, une affusion dorsale, un demi-bain et une promenade dans l'eau, et un châle trois fois par semaine. Après 5 jours de ce traitement, j'ordonnai pour chaque jour un demi-bain, une affusion dorsale, une affusion supérieure et une affusion des genoux. En peu de temps tout était fini. Une masse incroyable de glaires était partie. La mine devenait de jour en jour meilleure, la respiration plus facile, la voix plus nette, l'humeur plus gaie. Ce qui avait été préjudiciable à la santé du patient, c'était l'habillement trop chaud et le défaut de mouvement.

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