‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 40 sur 200 · La chemise mouillée · texte numérisé non relu

La chemise mouillée

J'ai choisi ce procédé d'application, parce qu'il ne saurait être mal compris même des gens les plus simples.

Une chemise ordinaire de toile est trempée dans l'eau, puis convenablement tordue et passée, comme d'habitude, sur le corps. L'on se couche ensuite sur la couverture déployée, dont on s'enveloppe soigneusement, et l'on se couvre chaudement du lit de plumes.

J'ai connu un homme qui trouvait ce procédé encore trop embarrassant. Il se tenait en chemise dans une baignoire, se faisait répandre un arrosoir d'eau sur la chemise et le corps, puis s'enveloppait ou se faisait envelopper dans les couvertures de laine. Cet emmaillottement, le premier et le meilleur de tous, lui allait bien et il ne pouvait assez s'en louer : ah ! il fait bien dormir, produit de la gaité, éveille l'esprit et rafraîchit le corps !

On garde la chemise mouillée pendant 1 heure ou 1 heure et demie, même 2 heures. Quant à son action, l'expérience m'a appris qu'elle ouvre les pores et déterge à la façon d'un emplâtre anodin ; elle calme, elle fait disparaître les congestions et les spasmes, elle produit une chaleur uniforme et, par suite de son influence favorable sur la peau, elle améliore l'état général de la santé. Je l'ai employée avec un succès tout particulier contre les affections mentales, contre la danse de Saint-Guy chez les enfants, dans d'autres infirmités semblables, surtout dans les maladies de la peau. Fallait-il, dans ces derniers cas, produire de fortes sécrétions, provoquer des éruptions, comme la scarlatine, etc.. alors je faisais tremper la chemise dans l'eau salée ou dans une eau mêlée de vinaigre.

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