‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 56 sur 200 · Chicorée · texte numérisé non relu

Chicorée

(Cichorium intydus L.)

La chicorée sauvage croît un peu partout; elle attend, le long du chemin, que quelqu'un lui fasse l'honneur de la cueillir. On l'appelle quelquefois tournesol, parce que ses feuilles font toujours face au soleil. Cette pauvre chicorée, avec sa tige flétrie et ses longues feuilles à lobes anguleux, a l'air d'un «pierrot ébouriffé» au milieu des autres plantes. Seules ses fleurs bleues, un peu plus claires que le bluet, lui donnent du crédit et de la considération.

Les apparences trompent souvent; c'est le cas pour la chicorée, qui, en réalité, vaut de l'or. Elle n'a pas d'odeur, mais possède une saveur amère, plus prononcée dans la racine que dans les feuilles,

Une décoction de chicorée est un résolutif pour les engorgements de l'estomac, et elle enlève la bile superflue. Elle épure le foie, la rate et les reins, en évacuant par l'urine les éléments morbides. Elle est utile dans l'atonie des fonctions digestives, quand l'estomac a été gâté par quelque nourriture, etc.... Le thé se prend, pendant 3-4 jours de suite, à la dose de 2 tasses par jour, l'une avant le déjeuner, l'autre le soir.

Dans les oppressions de l'estomac et dans les inflammations douloureuses à un endroit quelconque du corps, on applique sur l'estomac et sur les parties endolories une quantité de chicorée échaudée et enveloppée dans un linge, et l'on renouvelle ce topique 2-3 fois par jour.

Souvent on fait macérer la chicorée dans l'espritde-vin, qui alors arrête ramaigrissement et le dépérissement, si on en frotte bien, environ 2 fois par jour, les membres atrophiés.

Les racines de la chicorée ont absolument les ; mêmes vertus médicales que le reste de la plante. ' On les récolte le plus commodément en temps de pluie.

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