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tion dont, sur le vaste théâtre où se joue la partie politique, elle peut avec fruit faire usage aux côtés de ses alliés et de ses amis, dont elle n’entend en. aucun cas se séparer (Très bien ! très bien ! sur divers bancs), sans visées ni arrière-pensées d’aucune sorte contre aucune puissance, pour l’unique service de la paix et du progrès général dans le monde. (Applaudissements.)
Mais, messieurs, l’affirmation constante par la France de sa politique de paix, affirmation que j'ai tenu une fois de plus à produire du haut de cette tribune, me met à l’aise pour déclarer, ainsi qu’on l’a fait d’ailleurs à de fréquentes reprises dans tous les pays étrangers, que la meilleure et la plus durable garantie de la paix est dans une force militaire puissante appuyée sur un crédit solide. (Vifs applaudis- . sements à gauche, au centre et à droite.) Elle est aussi, elle est surtout dans la force morale sans laquelle il n’est pas de grand peuple et il n’est pas de grande histoire.
Et si les divergences d'opinions, si les luttes 44 partis sont l'indispensable et salutaire aliment, à mon sens du moins, de notre vie politique intérieure, la cohésion spontanée des efforts, une discipline librement mais docilement acceptée, une étroite et commune entente pour le bien général, le groupement de toutes les volontés, de tous les courages, de tous les espoirs sont autant de conditions de notre conservation nationale. (Applaudissements.)
En nous donnant, comme il à toujours su le faire aux heures graves, le noble et rassurant exemple qu'il nous a donné, le pays a fourni à notre politique extérieure l’appui le plus ferme et le guide le plus sûr. (Applaudissements vifs et répétés. — L’orateur, de retour au banc des ministres, reçoit les félicitaüons d’un grand nombre de ses collègues.)