‹ Ma doctrineChapitre 4 sur 40 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

rue de Rivoli où je revins momentanément, aux plus graves difficultés, j’essayai de fairé preuve de calme, de pondération, d’objectivité. Mes attitudes déterminèrent des reflux, de nouveaux remous d’opinion dans les partis politiques.

Cependant, pas plus qu'auparavant, je n'avais bougé. |

Nôn pas que j'aie infligé un démenti à l’aphorisme qui taxe de déraison l’homme qui se fige. Les années, l'expérience, le travail qui alimente ma vie, m'ont conduit à modifier mes idées sur des points secondaires. Mais ma doctrine générale est demeurée, elle demeure immuable. Elle étaie ma conception du gouvernement. « Un gouvernement qui gouverne », c’est-à-dire un gouvernement qui agit, un gouvernement qui dirige au lieu de suivre, en ces termes avais-je présenté mon ministère de 1911. La formule vaut, à mon sens, aujourd’hui comme hier... plus

‘encore qu'hier. | For

À qui voudra se convaincre de ma fidélité à moimême, il suffira de se reporter aux livres que j'ai publiés. La longue Préface de mon traité technique Les Impôts en France, écrite en 1904, explique mes vues en matière financière rattachées à l’évolution singulière de notre fiscalité.

Mon volume Agadir dégage les idées maîtresses qui ont dicté ma politique extérieure. Deux autres livres de moi : Mes Prisons et Où va la France ? Où va l’Europe ? font apparaître ma mentalité générale.

Mais je me garde, pour bien des raisons, d’inviter à la lecture d'ouvrages qui portent ma signature. Et cependant je veux gagner ma cause. Comment le puis-je faire ? Un seul moyen : rassembler en un volume de dimensions modestes ce que j'ai dit aux divers carrefours de ma vie politique.

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