‹ Ma jeunesseChapitre 15 sur 40 · PRÉFACE XXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXV

brûlé par le haie de l'histoire », sont pleins de ses souvenirs personnels.

Les émotions du jour même, ou la nature du travail qui l'occupait, amenait une manière dilférente de faire revivre le passé. Tantôt, il regardait vers les horizons lointains, comme on regarde dans une étoile pour y chercher la bonne inspiration ; tantôt, c'était un auxiliaire dont il réveillait les puissances endormies pour ajoutera la sienne; ou bien encore, il puisait dans ces ricorsi, l'émotion qu'il voulait faire passer dans l'âme de ses lecteurs ou de ses auditeurs, pour les entraîner avec lui , par une sorte d'éiectrisation du cœur et de la volonté, vers les actions grandes, généreuses, héroïques.

Je citerai pour exemple des divers emprunts qu'il pouvait faire à un même épisode de sa vie passée — sans pour cela se répéter jamais — celui de Thérèse , qu'on va lire dans ce volume. Histoire touchante, où il s'est raconté lui-même.

Elle lui est revenue en mémoire, cette destinée a'enfant, lorsque, dans son livre : La Femme, il s'est occupé de Téducation des filles qu'il eût voulue, s'y connaissant bien, différente, en plusieurs sens, de celle des garçons. Il pensait à Thérèse, quand il a parlé des livres qu'il y aurait à faire pour les lectures de la semaine, et surtout

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