‹ Ma jeunesseChapitre 18 sur 40 · PREFACE XXIX · texte numérisé non relu

PREFACE XXIX

un soin scrupuleux, ceux qu'il était indispensable de conserver pour reconstituer le passé, et ce qu'il valait mieux élaguer comme inutile , ou ajourner comme inopportun.

Trop d'encombrement nuit à l'intérêt d*un livre; l'attention du lecteur, au lieu d'être excitée, se lasse; il ne se sent pas la force d'aller jusqu'au bout; il ferme le livre, le jugeant mauvais — lorsqu'il a un mérite réel — parce qu'un éditeur maladroit aura voulu y faire tout tenir, ce qui importe, et ce dont personne ne se soucie.

L'attention que j'ai mise à faire une œuvre homogène, bien tenue et vivante, avec des documents dispersés, n'est pas la m-oindre part qui me revienne dans ce volume.

Je m'étais, déjà, exercée à cet art difficile dans mes Précis tirés, tout entier, de la grande Hù^ ioire de France de Michelet.

Il ne m'appartient pas de dire si j'ai çéussi dans ce premier essai. Je laisse la parole à un critique de grande valeur (1), dont le jugement, pesé aux balances d'une bienveillante équité, est

(1) M. Francis de Pressensé. Étude faite dans le Parlement

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