‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 16 sur 76 · L. D, A. MARECHAL, V. G · texte numérisé non relu

L. D, A. MARECHAL, V. G

Administrateur de Montréal.

‘°F ANTOINE, Evêque de Sherbrooke.

‘Ÿ L. Z., Evôque de St-Hyacinthe.

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10° Aprèsla lutte, les félicitations m’arriventchaudes et nombreuses ; les lettres prennent un ton de victoire ; et ce qui, par-dessus tout, réjouit les cœurs, c’est l’idée que, après tant d’années, enfin, les décrets romains triomphent. Au milieu de ce concert d’actions de grâces, de joie, de contentement, d’apaisement général, de votes unanimes au Parlement, devrait-on s'attendre, du côté de Québec, à une note discordante ?

Mgr l'Évéqu de St-Hyacinthe, 30 novembre 1890: ‘ J'ai reçu vendredi soir votre télégramme m’apprenant l’heureuse passation du bill de l’École, et ce ‘ matin je reçois votre lettre d’hier avec copie des “deux que vous avez adressées à Son Éminence. ‘ Grand merci pour le tout, et mes plus sincères féli- “ citations pour le brau succès que vous avez rempor- & t6,—Vos deux lettres au Cardinal sont fortes, et ‘ dignes en même temps. Elles ont eu leur effet pro- ‘“ videntiel, comme le prouve la magnifique et tout ‘ édifiante déclaration que Mgr Paquet a faite devant le ‘ comité des bills privés.—Que d'actions de grâces ne ‘ devrrs-nous pas au Ciel pour le succès final de cette ‘ mesure si importante ! Et comme, à Rome, on va ‘être content d’apprendre cette consolante nou- ‘ velle ! ”

11° Mgr l'Évêque de Sherbrooke, 8 décembre 1890 :- ‘ Maintenant, rendons grâces à Dieu de tout notre ‘ cœur, et demandons-lui de consoli er ce qui est fait. ‘ Il reste beaucoup à faire, mais je compte avec mes ‘ confrères évêques, sur votre prudence, votre habileté ‘et votre dévouement. Je vous remercie de tout cœur

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“ de tout ce que vous avez fait pour l'union des deux ‘ Écoles de Médecine de Montréal ; vous avez réussi ‘ au delà de toute espérance, malgré les obstacles et ‘€ les difficultés qui surgissaient de tous côtés. Aussi, “je vous offre mes plus sincères félicitations ; vous ‘avez travaillé sicut bonus miles Christi. ”

12° Mgr l’Évêque de St-Hyacinthe, 9 décembre 1890 : —‘* J'ai reçu avec reconnaissance telégramme et “ lettre, m’annonçant l’heureuse passation de notre ‘“ cher bill au Conseil Législatif. Il a fallu que l’épreuve # Pétreignît jusqu’à la fin. Il n’est pas mort : tout au ‘* contraire, il est plein de vie, grâce aux soins empres- ‘“ sés que vous lui avez donnés, et au travail constant ‘que vous vous êtes imposé. Il est bien votre enfant, ‘°et l'enfant de votre douleur, pour être plus tard l’en- ‘ fant de votre bonheur. Il va sans dire que j’approuve ‘le modus que vous avez choisi pour pacifier les quel- ‘ ques inquiets de la Faculté de Laval.--Comme on a ‘ dt être content à la Propogande d'apprendre l’heu- ‘“ reuse réussite du bill, Mgr Jacobini s’est empressé, ‘ sans aucun doute, de porter cette belle nouvelle au ‘ Vatican. Et Mgr l’Archevêque de Montréal doit avoir ‘bien du plaisir de voir se terminer une affaire qui lui “a causé tant de malaise et d’ennui. Espérons ‘“ maintenant que les choses vont bien marcher, et que ‘ l'œuvre Laval à Montréal va devenir très prospère, ‘ grâce à l’union des esprits et des cœurs qui va s’éta- ‘ blir plus fermement que jamais sur cette question. ‘ Croyez-moi bien sincèrement votre tout dévoué en ‘“ Notre-Seigneur. ”

13° N ‘“ Je vou ‘de la “les væœ ‘bon D ‘‘ n’est p ‘“ Le cha “le Vic ‘“ tout m ‘* cepie d ‘“ d’une] ‘ pie d’u ‘autre | ‘les mot ‘ tion.— “ vince d “etenn ‘ consent, ‘ menté € ‘qu’il soi ‘“ Montrés ‘un des t ‘1889, d’:

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13° Mgr l’Evêque de Sherbrooke, 2 janvier 1891 :— ‘“ Je vous remercie de vos bons souhaits à l’occasion ‘* de la nouvelle année. En retour, veuillez accepter ‘ les vœux que je forme pour votre bonheur. Que le ‘bon Dieu vous donne santé et courage ; la bataille ‘ n’est pas encore terminée, je veux dire la dernière. ‘“ Le champ de bataille a été glorieux pour vous, M. “le Vice-Recteur, et je vous félicite de nouveau de ‘# tout mon cœur.—Avec votre lettre, j'ai reçu: 1° la ‘* copie d’une lettre au Cardinal Simeoni; 2° la copie “ d’une lettre confidentielle à Mgr Jacobini ; 3° la co- “ pie d’une lettre de résignation; 4° la copie d’une ‘autre lettre de résignation; 5° votre lettre donnant “les motifs qui militent en faveur de votre résolu- “tion.—Heureusement pour les Evêques de la pro- “ vince de Montréal, votre lettre plaide contre vous ‘et en notre faveur.—Je ne crois pas que les Evêques ‘ consentent à remplacer un général brave, expéri- ‘“ menté et victorieux par un soldat, queïque brave

“qu'il soit. Nous parlerons de cette grave affaire à “ Montréal, au retour de Mgr l’Archevêque.—Je suis ‘un des trois Evêques qui ont promis le 13 octobre

‘1889, d'assister à la consécration de votre église, qui ‘brille comme un clou jaune. 7: tiendrai parole. — ‘ En attendant le plaisir de vous voir, veuillez agréer, “M. le Vice-Recteur, l'expression de mes sentiments ‘‘ dévoués et affectueux.”

14° Mgr l’Evêque de St-Hyacinthe, 3 janvier 1891 : — J'ai reçu la vôtre du 81 décembre dernier, avec les ‘“ cinq documents qui y étaient joints. Merci de cet

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‘ envoi, et de vos bons souhaits à l’occasion du nou- “ vel an.—Vous avez si bien rempli jusqu’à présent “ votre important office de Vice-Recteur, qu’il ne peut ‘ venir à la pensée des Evêques de la province d’en ‘ mettre un autre à votre place. Pour ma part, en ‘ tout cas, je ne consentirai pas à ce que vous aban- ‘ donniez le champ de bataille. La lutte, du reste, ‘‘ ne sera pas formidable comme par le passé; il ‘“ m'est avis même que vous n'aurez plus que des ‘ douceurs à goûter. J'ai la confiance, que si les Evé- ‘“ ques, comme je le pense bien, tiennent à ce que ‘ vous restiez au poste, vous ne ferez pas d'instance ‘ pour le laisser, et que vous vous résignerez à con- ‘ tinuer de vous immoler pour cette grande œuvre. — ‘ Quant à la promesse d’assister à la consécration de ‘‘ votre église, je tiens à l’accomplir; mais je vous “ prie de faire en sorte que cette cérémonie n’ait pas ‘lieu du comimencement de juin à la mi-juillet, ‘temps de la visite pastorale. —Avec mes bien affec- ‘“tueux souhaits de bonne année, je demeure sincè- ‘ rement, votre tout dévoué en Notre-Seigneur.”

Après des témoignages d'approbation si nombreux et si explicites, peut-on douter de la solidarité de de mon action avec celle des Evêques de la province Montréal; et, quand on essaie d'attirer un blâme sur ma conduite, n'est-ce pas l’épiscopat que l’on cherche indirectement, j'aime à croire insciemment, à frapper et à humilier ?

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