‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 18 sur 76 · PROULX · texte numérisé non relu

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Kr-LiN DES LAURENTIDES, 25 janvier 1891.

SON EMINENCE LE CARDINAL SIMEONI, Préfet de la S, C de la Propagande.

EMINENTISSIME SEIGNEUR

J'ai l'honneur de vous envoyer par la même malle qui vous portera cette lettre, deux exemplaires de mon Rapport universitaire à Monseigr.‘ur l’Archevéque de Montréal, pour le temps qui s’est écoulé depuis le mois d'août jusqu’au 31 décembre 1890.

Je demande à Dieu qu’il soit possible que Notre Saint Père le Pape puisse y jeter un coup d'œil. Il y verrait quel ménagement et quel respect pour tous nous avons apportés au milieu des difficultés, des susceptibilités et sensibilités sans nombre à travers lesquelles nous devons marcher ; combien j’ai pris de précautions pour sauvegarder l’autorité épiscopale, et n’agir en toutes choses que sous la direction immédiaie des Evêques qui n’ont toujours eu que des éloges et des encouragements à donner à mu manière de faire.

M. l’Administrateur de Montréal est à préparer cette lettre d’explication et d’approbation dont j'ai donné avis à Votre Eminence dans mon télégramme d'hier, 24 janvier. En attendant qu’elle vous soit

envoyée, je vous adresse la copie d’une lettre, par laquelle Nosseigneurs les Evêques de Sherbrooke et de

St-Hyacinthe invitent et pressent M. l’'Administrateur d'écrire dans ce sens à Notre Très Saint Père le Pape. Peut-on être plus clair, plus fort et plus explicite? (No XV).

Nous peinons pour le triomphe des décrets romains, véritable sauvegarde de tout droit quel qu’il suit, compromis avant nous pardes maladressesincroyables. Dans cette lutte entreprise pour Rome et le vrai, Rome va-t-elle nous abandonner? Non, non, jamais. Quant à moi, il y a longtemps que je me suis mis entre les mains de Dieu et du Pape, je dors bien tranquille, il en arrivera ce que le Ciel voudra.

Croyez que je demeure, De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur, Le très humble et très dévoué serviteur, J. B. PROULX, Pre, V.R. U. L. M.

ST-LIN DES L. .URENTIDES, 28 janvier 1891.

À SA GRANDEUR MGR A. RACINE, Evêque de Sherbrooke, MonNSEIGNEUR,

J'ai l’honneur et le plaisir de vous communiquer, par l'entremise de M. Ethier, la lettre collective, pré-

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parée, rédigée d’après vos notes. Je crois qu’elle ren-

contrera vos vues, ainsi que celles de Mgr de St-Hwacinthe. M. Proulx et moi, avons jugé à propos d’en-

voyer M. Ethier, secrétaire, vous présenter cette lettre pour avoir votre signature et celle de Mgr de St-Hwyacinthe et l’expédier à Sa Sainteté, aussitôt que possible. Au retour de M. Ethier, je la signerai, et l'expédierai au Souverain Pontife,

J'ai l'honneur d’être, Monseigneur, De Votre Grandeur, Le très humble serviteur, L. D. A. MARECHAL, V. G.,

Administrateur.

ST-LIN DES LAURENTIDES, 28 janvier 1891.

Leurs GRANDEURS MGR A. Racine, Ev. de Sherbrooke, et L. Z. Moreau, Er. de St-Hyacinthe.

MESSEIGNEURS, Monsieur l’Administrateur, qui est à St-Lin, vient de me remettre l'original du magnifique document que

M. Ethier est chargé de vous porter. Nous le recopions immédiatement afin d’en détruire la copie première,

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qui est de la rédaction que vous savez. On est d'avis à Montréal, pour des raisons que vous devinez facilement, d'envoyer cette lettre au Saint-Père, le plus tôt possible, si toutefois Vos Grandeurs n’y ont pas d’objections. Je vous renouvelle en terminant l'expression de mon respect et de ma reconnaissance, etje vous prie de me croire,

De Vos (*RANDEURS, MESSEIGNEURS, Le très humble et très obéissant serviteur, J. B. PROULX Pres,

V.1R. Ù. L. M. P.S.-Je me propose de faire tirer +1 clavigraphe quelques exemplaires de la lettre au Saint-Père, dont une copie sera envoyée en même temps et sous même enveloppe que l'original manuscrit, afin de permettre à Sa

Sainteté d’en prendre connaissance avec plus de facilité. J.B.P,

Sr-Lin pes Laurewripes, 31 janvier 1891.

SON ÉMINENCE LE CARDINAL, SIMEOR Préjot de la K. €: de la Propagande, ÉMINENTISSIME SEIGNEUR.

Jai l'honneur de vous envoyer sous ce pli, pour Notre Très Saint Père le Pape, une lettre respectueuse

et filiale, de Montr J'ai cru Votre Én sécurité à ressort tre tous affli; Notre Tri causer ut sonne à À que ce 50 Taschere d’un père dinal Arc ‘“nible :

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J'ai cru qu’il m'était permis d'en communiquer à Votre Éminence une copie, laquelle je confie en toute sécurité à sa prudente discrétion. De cette lettre il ressort trois conclusions: la première, que nous sommes tous affligés excessivement de la peine qu’a ressentie Notre Très Saint Père le Pape, à qui nous aurions voulu auser un plaisir sans mélange; la deuxième, que personne à Montréal n’a eu l'intention de froisser en quoi que ce soit les sentiments de Son Éminence le Cardinal Taschereau, que tous nous aimons et respectons à l’égal d’un père ; la troisième, que, si Son Éminence le Cardinal Archevêque de Québec a éprouvé une impression “nible à propos d'une trop grande discrétion à son égard, le coupable n’est pas le Vice-Recteur de Laval à Montréal, maïs bien, mirabile dictu ! celui-Ià même qui, aujourd’hui, à ma connaissance se plaint le plus amèrement de ce que les convenances, en cette affaire, n’ont pas été respectées envers l’éminent Chancelier Apostolique de l'Université. Je suis bien tranquille. C’est un petit jeu que la perspicacité romaine n’aura pas de difficulté à saisir.

Tout ce que j’ai fait, ça été de m’ex poser généreusement et vaillamment aux attaques les plus diverses, en lieu et place de l'Épiscopat, pour le triomphe des décrets romains, et par conséquent pour le plus grand bien de l’Université tant à Québec qu’à Montréal, et je

suis certain que je n'aurai pas à m'en repentir.

on TD

Croyez aux sentiments de profonde vénération avec lesquels je demeure

De Votre Eminence, Éminentissime Seigneur, Le très humble et très obéissant serviteur,

J.B. PROULX, Prrx, V. R. U. L. M.

MonTRÉAr, 31 janvier 1891.

À Sa Saïinteté LEON XITT,

Souverain Pontife, —Rome.

Très SAINT PÈRE,

Nous aimerions à n'avoir en ce moment qu’à déposer aux pieds sacrés de Votre KSainteté nos très humbles actions de grâces, et qu'à nous réjouir d’un succès qui a été le triomphe du Siège Apostolique dans nos Chambres législatives. Mais une lettre que Son Éminence le Cardinal J. Simeoni a récemment adressée à M. J. B. Proulx, Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal, au sujet même de l’Union des deux Écoles de Médecine de cette ville, et qui

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