J. B. PROULX, PRE, V. ER. U. L. M
Le 31 décembre 1890, je mettais ma démis-
sion devant Nosseigneurs les Archevêque et
Evêques de la Province de Montréal. (Voir plus loin, No XXVI.) Si, réellement, j'étais la
pomme de discorde dans l’Université, la diffi-
culté se trouvait vite réglée: on n'avait qu’à accepter ma retraite, après laquelle je soupirais. Mais, non. La cause du malaise, paraît-il, existait ailleurs.
De suite, le 2 janvier 1891, Monseigneur l'Évêqne de St-Hyacinthe m'écrivait : “ Vous avez si bien rempli jusqu'à présent votre important office de Vice-Recteur, qu'il ne peut venir à la pensée des Evêques de la Province d'en mettre un autre à votre place.” (Plus loin, No XXVII.) Et, le 3 janvier, Monseigneur l'Évêque de Sherbrooke : “ Je ne crois pas que les évêques consentent à remplacer un général brave, expérimenté et victorieux, par un soldat quelque brave qu'il soit. Nous parlerons de cette grave affaire à Montréal, au retour de Monseigneur l'Archevêque.” (Plus loin, No XXVIIL.)
Or, au retour de Monseigneur l’Archevêque, Nosseigneurs les évêques de la province, après en avoir conféré ensemble, me répodent : ‘“ En acceptant votre démission, les évêques sont con-
vaincus qu’ils feraient un acte très préjudiciable
nière
dire :
momen et que je suis
tinuer Je vais directi gulier, (Plus
avais €
aux intérêtsdel Université à Montréal.” Ils sont parfaitement au courant des p..intes qui étaient
parties, de Québec pour Rome, contre ma ma-
nière d'agir, ce qui ne les empêche pas de me
dire: “Ils comptent que vous continuerez l'œuvre si bien commencée, si énergiquement poursuivie... continuez-la avec le même dévouement et le même succès.” (Plus loin, No XXIX).
Devant ‘les paroles si pressantes, venant de la part de prélats qui m’avaient toujours si bien traité, je ne crus pas convenable de maintenir ma demande, et je retirai ma démission. ‘* Du moment que vous désirez que je reste au poste, et que vous y voyez un bien pour l’Université, je suis votre homme, et je n’hésite plus à continuer mon importante et fastidieuse besogne. . . Je vais donc continuer à travailler, sous votre direction, Messeigneurs, au développement régulier, graduel et prudent de notre programme.” (Plus loin, No XXX). Ce programme, j'en
avais exposé les grandes lignes dans ma lettre
du 31 décembre 1890. (Plus loin, No XXWI.)
Voyons maintenant les lettres elles-mêmes,
MonTRÉAL, 2 mars 1891.
A Son EMINENCE LE CARDINAL SIMEONI,
Préfet de la S. Congrégation de la Propagande.
EMINEXTISSIME SEIGNEUR,
Déjà je vous ai envoyé le rapport que j'ai fait, à Mer l’Archevêque de Montréal, de ma gestion universitaire du mois d'août au dernier jour de l’année 1890. Depuis, j’y ai ajouté, en supplément, certaines pièces justificatives : c’est pourquoi je vous prie de vouloir bien accepter ce nouvel exemplaire, plus complet.
Permettez-moi d'inclure ici la réponse officielle qu'ont faite, au retour de Mgr Fabre, Nosseigneurs
l eArchevêque et Evêques de la Province de Montreal, à la lettre de démission que j’avais mise devant Leurs Grandeurs le 31 décembre dernier (N° XXIX). Pour rendre la situation encore plus claire, j’ajouterai une copie de ma lettre de résignation elle-même (N° XXVI) ; une copie des réponses que me firent immédiatement Nosseigneurs les Evêques de St-Hyacinthe et de Sherbrooke (N°° XXVII et XXVIITI); ct une copie de la lettre par laquelle j’accusai réception de la réponse collective de Nosseigneurs les Evêques de la Province de Montréal (N° XXX).
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